Depuis plusieurs semaines, notre Fédération fait l’objet d’une campagne de dénigrement, de rumeurs plus ou moins saines et de prises de position condamnables puisqu’elles proviennent le plus souvent de ceux qui tirent profit du travail de la FFCC, de ses dirigeants et de ses membres, tous, bénévoles.
C’est ainsi, par exemple, que l’on nous reproche "d’oublier les taureaux", "de ne pas nous occuper de (certaines) grandes pistes", de ne chercher qu’à nous "procurer de l’argent par tous les moyens" et notamment sur le dos des organisateurs de Courses Camarguaises etc, etc.
L’accès aux grands médias régionaux n’étant pas ouvert à la FFCC et la désinformation étant devenue un quasi-réflexe, j’ai choisi de faire ici, dans notre revue fédérale, un rappel de nos actions et d’apporter les éléments qui permettront à tous de juger sur pièces .
Il va de soi que je garde en mémoire, comme marque de soutien et de réconfort, les réactions particulièrement saines et encourageantes des congressistes de la Grande-Motte, le 10 mars dernier. Une fois encore je les en remercie chaleureusement.
La FFCC oublie les taureaux !!!
Cette affirmation ne résiste pas à la lecture de "La Fe di Biôu" et à l’examen des nombreuses photographies qui l’illustrent. Mais elle ne résiste pas non plus au détail de toutes les démarches que nous avons entreprises :
auprès du Ministre de l’Agriculture,
du Parlement Européen à Bruxelles,
des Services Vétérinaires et
des GDS
dans le seul intérêt du cheptel camarguais.
Cet intérêt se double évidemment de celui des éleveurs puisque nos manadiers sont directement intéressés par ces démarches. Je publierai donc ci après, une lettre qui traduit bien les soucis de la FFCC, le fruit du travail accompli et notre démarche.
J’ai demandé aux différentes associations de manadiers une réponse claire et sans équivoque.

Conclusion suite à la Circulaire des Services Vétérinaires du 5 avril.
Dérogation pour les cocardiers
Par courrier du 9 janvier 2002 adressé par la DGAI à la FFCC, une dérogation pour certains cocardiers avait été autorisée. La FFCC devait fournir mi janvier aux DDSV la liste des cocardiers susceptibles d’être dérogataires. Or aucun liste n’est parvenue aux DDSV Les manadiers reconnaissent avoir abandonné cette possibilité au moins pour trois raisons :
* 11 aurait fallu qu’elle puisse toucher au minimum les 180 taureaux inscrits au Trophée Taurin,
*Limiter à trois cocardiers par manade n’est pas satisfaisant,
*Isoler les cocardiers dérogataires n’est pas possible.
La FFCC ne cherche qu’à se procurer de l’argent et ne s’occupe pas de (certaines) grandes pistes
Tout le monde à en mémoire, l’excellente intervention de Monsieur Jean Valade, adjoint au Maire de Nîmes, au pré-congrès de Vauvert et sa prise de position favorable aux actions fédérales. Mais, je ne peux m’empêcher de stigmatiser certaines attitudes, sans doute passionnelles, mais préjudiciables à la bonne marche de la FFCC et je tenais à montrer ci-dessous que selon les circonstances, la Fédération était honnie ou au contraire recherchée. Ces deux courriers qui émanent de la Mairie du Grau du-Roi (dont la régie se propose d’organiser en 2002, 32 Courses Camarguaises), témoignent bien que le rôle de la Fédération est multiple et complexe, qu’elle est sollicitée de toutes parts et qu’elle doit faire face à de nombreuses demandes qui obèrent son budget de fonctionnement.
En guise de conclusion, je voudrais montrer que les actions de la Fédération vont jusqu’à défendre ses adhérents devant les tribunaux. Grâce au professionnalisme de son avocat, lui aussi bénévole, elles sont souvent couronnées de succès (lettre ci-jointe). Mais faut-il encore que les recommandations fédérales soient correctement appliquées... on ne le répétera jamais assez.
L’avocat de la FFCC, Maître Luc Kirkyacharian, nous communique la décision du tribunal des affaires de Sécurité Sociale des Bouches-du Rhône dans l’instance qui opposait le comité des fêtes de Saint-Rémy de Provence et l’URSSAF de ce département. Cette décision, qui nous est favorable, est reproduite ci-contre. Elle doit inciter tous les clubs organisateurs à se conformer aux recommandations de la Fédération et notamment aux instructions de l’ACOSS, que le tribunal a rappelées dans sa décision (et que la revue a publié intégralement dans le numéro 46).
Extrait de LA FE DI BIOU - N°59 - mai 2002
