César de Chauvet n’était pas vraiment dans le coup. Refusant de voir les gauchers, sa prestation s’est réduite à quelques belles enfermées sur les droitiers, pour un ensemble peu convainquant, et un Carmen à sa rentrée franchement contesté.
La course s’est accélérée avec Canesteu de Fabre-Mailhan, qui remplaçait Yoda. Vaillant comme tous ses congénères, il s’est montré très vigoureux, s’engageant avec beaucoup de vivacité sur tous les rasets. Le meilleur de la première partie.
Craven de Ribaud était boueux jusqu’au haut des cornes. Plus réservé que le précédent, il sélectionne un peu, avec de belles réactions quand les hommes rentrent dans son terrain. Il baisse de niveau sur la fin, délaissant trop de rasets pour s’en prendre aux planches des barrières.
Après la pause, il commence à faire sombre, et la qualité des photos s’en ressent fortement.
Banderas de Lautier, meilleur taureau de la finale du Trident d’Or, sortait avec une réputation de cocardier dangereux, qui a un peu tempéré les ardeurs des raseteurs. Ce petit taureau aux cornes effilées est extrêmement rapide, il anticipe sur chaque sollicitation, se retourne en une fraction de seconde pour s’engager sur le raset suivant. Une belle prestation, terminée magistralement par une énorme enfermée sur Julien Ouffe, juste avent sa rentrée.
Saint-Louis de Gillet a été décevant. Annoncé comme un barricadier spectaculaire, il a surtout gardé le centre de la piste, rendant la tâche difficile aux raseteurs. Quelques actions très appuyées... et c’est tout.
Pilet de Cavallini est d’une stature imposante. Il paraît lourd, ce qui ne l’empêche pas de s’envoler derrière Guillaume Deville, et de ressauter immédiatement en piste. Prestation agréable ponctuée de grosses actions à la barrière. Il coince le pied de Patrice Thierry, qui tentera encore quelques rasets en boîtant mais devra s’arrêter.
Troisième et dernier barricadier de la course, Tuerto de Guillerme, qui à ce jeu-là surclasse brillamment les deux précédents. Le taureau est maigre et ne semble pas au mieux de sa forme, il tire rapidement la langue. Pourtant il s’enverra une bonne quinzaine de fois contre les planches, franchissant la barrière à plusieurs reprises derrière l’homme, essentiellement David Moine en l’occurrence. Une belle conclusion, et un taureau à revoir.
Mais pour les photos, c’était presque du nocturne...
La remise des prix est sans surprise, avec Banderas comme meilleur cocardier classique, Tuerto meilleur taureau spectaculaire, et les deux animateurs Patrice Thierry et David Moine qui ont survolé la course.
|
Partenaires FFCC
|
Le Vade Mecum
|
Plan du site
|
Espace de rédaction
|
Contacts
|
S’inscrire comme rédacteur
|
| Site officiel de la Fédération Française de la Course Camarguaise |




















