Près de 25000 personnes (chiffre officiel des organisateurs, 12000 chiffre officiel de la police) se sont retrouvées à Carcassonne pour la défense de l’occitan, et l’obtention d’une loi dans la veine de ce qui avait été promis par les représentants des gouvernements qui se sont succédés depuis 2005.
Ils sont tous là, sous la croix de Toulouse, symbole de la région Midi-Pyrénées, du Languedoc et de l’Occitanie. Ils sont venus pour défendre l’occitan, installer son enseignement, diffuser sa culture via une télévision et une radio publique en langue occitane. Pour la langue occitane comme le rapellent tour à tour le président de la Felco qui manifestait déjà en 2005 pour la "Langue d’Oc, au singulier" et le président de l’IEO : "Il n’y a qu’une seule langue occitane, qu’une seule langue d’Oc"
Les Organisateurs demandent ainsi dans un texte la reconnaissance des langues régionales telles que le Corse, le breton, l’alsacien, le basque et l’occitan. Ils demandent aussi un soutien à la création en langue occitane, et la l’omniprésence de l’occitan dans la vie publique.
Une vraie réussite pour cette région qui a su se mobiliser pour sa langue. Les croix occitanes sont légion ce jour à Carcassonne, et le défilé ressemble au déferlement d’une armée pacifique qui monte à l’assaut du bastion des Trencavel au cri de "Anem Oc per la lengo occitana".
Au coeur du cortège, on peut voir les fanions des appelants à manifester maillant tout le parcours. Et çà et là les élus qui se sentent concernés par ce combat.
En effet, si l’ambiance est festive et musicale tout au long du parcours, le final rappelle la phrase de d’Arbaud... "La Provence qui chante et le Languedoc qui combat".
La foule se masse dans les murs de la Cité pour écouter tour à tour Le président de la Felco, celui des calendretos, de l’IEO, et du Félibrige. Le discours sont enflammés. Tous insistent sur la patience qui les a animés jusqu’alors. Pour Jean-Louis Blenet, le président des calendreto : "Nous représentons une force avec laquelle il faut compter". Pour David Grosclaude, président de l’institut d’estudis occitans : "Les actions futures seront plus énergiques", tandis que le capoulié rappelle "Que l’état prenne ses responsabilités, nous prendrons nos responsabilités".
Une manifestation en ouverture d’actions à venir...
Les discours des organisateurs sont à écouter ici :















