N.C.m. prov. formé à partir du nom felibre.
Francisé : félibrige.
Ecole littéraire constituée en Provence au milieu du XIXème siècle et active jusque vers 1950, se proposant de restituer au provençal son rang de langue littéraire.
La tradition veut que le félibrige ait été fondé le 21 mai 1854 au Château de Font-Ségugne (Châteauneuf-de-Gadagne, Vaucluse), sous le patronage de Sainte-Estelle, par sept jeunes poètes provençaux regroupés autour de Frédéric Mistral, tous désireux de tirer leur langue de l’oubli.
Frédéric Mistral reconnaît lui-même avoir emprunté le mot FELIBRE à une cantilène qui se récitait naguère à Maillane, dite l’Oraison à Saint-Anselme :
D’après l’historien Raoul Busquet, l’hypothèse la plus probable serait celle selon laquelle le mot FELIBRE serait lui-même un dérivé du latin felibris ou fellebris, nourrisson et par extension élève, disciple.
On retrouve cette origine dans l’expression "Nourrissons des Muses" qui de tout temps a désigné les poètes.
Le mot FELIBRIGE fut créé pour désigner à la fois l’œuvre et l’association.
sanstitre
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La croix qui represente le félibrige à 7 branches, elle represente les 7 créateurs, qui sont :
Mistral ; Aubanel ; Roumanille ; Mathieu ; Giéra ; Tavan ; Brunet.
Crea en 1854 pèr Frederi Mistral, lou Felibrige a pèr voucacioun l’aparamen e la proumoucioun de la lengo e de tout ço que coustituïs la culturo especifico di païs de lengo d’O.
Le félibrige a pour vocation, depuis sa fondation en 1854 par Frédéric Mistral, de favoriser et d’organiser la sauvegarde et la promotion de la langue et de tout ce qui constitue la culture spécifique des pays de langue d’Oc.
Les langues d’Oc sont
Le provencal
Le languedocien
Le gascon
L’auvergnat
Le limousin
Le catalan
Le bearnais
Le périgourdin
:
Le 21 Mars 1854, au château de Font Ségugne étaient présents :
MISTRAL,
Paul GIERA
AUBANEL et
TAVAN.
Ni BRUNET, ni MATHIEU, ni GARCIN, ni même ROUMANILLE « malade à St Rémy » (Voir lettre de R DUMAS) n’ont participé à cette “félibréjado”, même : si sur l’image de l’époque, représentant cette scène, paraissent les sept “primadie”.
(Liste révélée en 1874, soit 20 ans plus tard !!!!)
Mais étaient effectivement là, Jules GIERA, frère du premier, ainsi qu’un personnage que l’on n’a jamais identifié avec certitude !
En fait le nombre exact des personnes présentes à Font Ségugne n’a jamais été clairement établi !
Sources :
Histoire du Félibrige, 1854-1876 par R JOUVEAU
F MISTRAL par Claude MAURON (éditions Fayard)
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