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Le Vade Mecum du voyageur en Camargue

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Course libre

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course libre


Au XIX ème siècle, la course en dehors de tout critère de performance, comportait la notion de participation de tous les présents.




Pendant la vote*, il s’agissait avant tout de communier avec ses concitoyens autour de la bête.

Pas de règles, pas de contraintes administratives mais aucune sécurité.

Il n’était pas rare de voir un spectateur descendre des gradins pour effectuer un raset ...

Tout spectateur se plaçait où il voulait, sur le sable des arènes, en contre-piste, sur les gradins.

Tout individu pouvait donc se tenir aux côtés des raseteurs et suivre la course à ses risques et périls.

C’est de cette époque que datait la possibilité, pour les spectateurs, de rester en contre piste.

On parla d’abord de course libre, puis de course à la cocarde et devenir course camarguaise.


A propos de l’origine de l’appellation "course libre" :

Deux hypothèses :

- 1-) les jeux taurins se faisaient, surtout, avec un taureau attaché par une bourgine.
Quand on pratiqua le jeu en ôtant la bourgine ce fut une course sans entraves : la "Course Libre".

et/ou,

- 2-) 1848, la République interdit les courses de taureaux. S’en suivent des interventions, des arrestations, répression avec des tués à Aigues-Vives et des négociations.
Le 14 août 1852, Vergèze organise la première course de taureaux, après la levée de l’interdiction, qui ne soit pas "hors la loi".
C’est la première "Course Libre".


Rappel :

TITRE V - ORGANISATION DES COURSES

Article 129 - Contre piste

La contre piste est interdite aux enfants même accompagnés.




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