Logo FFCC
-Actualités
-Calendrier des courses
-Le Classement
-Les Annuaires
-Les répertoires
-La FFCC
-La Course Camarguaise
-La Culture Camarguaise
-Le Vade Mecum
-La Fe di Biòu
-Les Liens
-Espace-Jeunes
-Ecrire un article
-Ligne éditoriale.
-Parlons Bouvine !

A l’ouro dóu soulèu : Lis espressioun poupulàri.

Chronique en Lengo Nostro.

Première publication : 11 septembre 2008
mise en ligne : lundi 15 septembre 2008

par Salvador

Qui pourrait se lancer dans une traduction, même par bribes ?

Se pòu dire que lis espressioun populàri soun la sau d’un lengage.

Garder la mémoire de la Bouvine, c’est aussi garder sa Lengo.
Ces expressions de tous les jours, certains en ont oublié la signification.
Pour qu’elles restent parmi nous, merci de donner leur traduction dans "Répondre à cet article".

NdW.


Tóuti li lengo an li siéuno que soun fargado à soun engèni particulié. Emai agon servi de generacioun en generacioun, an rèn perdu de sa sabour, soun perfum s’es pas eivana. Emai lis aguen ausido e dicho cènt e cènt cop s’alassan jamai d’éli e, proun souvènt nous estounon encaro coume se venien tout just d’espeli. Es verai qu’an pas pres uno rego e sèmblo que rèn jamai poudra li gausi.

Coume s’es fa aièr, coume deman se fara encaro, aquélis espressioun que sèmblon avé greia d’esperéli vènon souleto sus la lengo e fan lou bèu de noste parla grana.

A-n-un enfant que vàu pas respondre, se damando :

" Lou cat t’a manja la lengo ? ".Le chat t’a mangé la langue ? (Jean-Marie)

Se parlo bèn, se ié dis : " As pas leissa ta lengo au couissin ".
Se parlo trop, se ié dira :

" Taiso-te, te demandon pas quant as d’an "...Tais-toi, on ne te demande pas ton age. (Jean-Marie)

D’aquéu que respond de travès, se remarco :

" lé parlon de cebo e respond d’aiet ". On lui parle de cèbe, il répond ail. (Jean-Marie)

D’un maissaire : " Parlo coume sant Pau : la bouco duberto ", o bèn :

" Es lou tambour de Cassis : un sòu pèr lou faire parti, cinq sòu pèr lou faire fini "
ou (variante)
“Es lou tambourin de Cassis : cinq sòu pèr coumença e cinq franc pèr cala” C’est le tambourin de Cassis : cinq sous pour commencer et cinq francs pour cesser. (badau)

" Es lou tambour de Cassis : un sòu pèr lou faire parti, cinq sòu pèr lou faire fini "...

Se quaucun lacho uno soutiso, se pòu dire : " Vau mai entèndre acò que d’èstre sourd ".
Se fai de peno pèr si resoun, aquéu que vèn d’èstre maca, dira : " Parié miés de se regarda ".
O bèn se countentara de souspira : " Tè ! mete acò dins ta pocho em’ un moucadou dessus ".

Mai l’autre alor, lou vesènt facha, vendra belèu : " Quau se pico se fai mau ", o bèn : " Que se grate mounte ié prus "...

D’un testard se pòu dire : " Quand sias neissu pounchu, poudès pas mouri carra ", vo bèn : " Aquéu coto pas emé de poumò d’amour "...
D’un lambin se dis : " Dòu tèms que se viro, tuiarias un ase à cop de figo ".
D’un que cargo un pau trop de croio : " Se mouco pas dou pèd ", o bèn : " Es fort emé la lengo "...

D’un enfant trop creserèu, se dira : " Ié farien encrèire que li pijoun teton " e, d’un enfant que se mounto lou cop : " Se t’esquichavon lou nas n’en sourtirié encaro de la ", o bèn : " Sabès bèn quau t’a fa lou nas "...

Se quaucun s’es planta au mitan e vous empacho de passa o de ié vèire, autant lèu vous vèn de ié dire : " Siés toujour au mitan coume lou dimècre dins la semano ", vo bèn : " Toun pairo èro pas vitrié "...

A-n-aquéu que tiro pas la porto darrié éu, se dis : " Se vèi que siés jamai ana à Paris, sas pas barra la porto ".

D’aquélis espressioun granado n’avèn de pléni banastado. I’ a que de pica dedins pèr que, meme en parlant de pati-pata-pas-rèn, la couversacioun belugueje.


P.-S.

Ecrit par Chag dans CM 156 - Décembre 1985
Afficher les liens au glossaire


1 Le 12 septembre 2008 à 06:32, par Furet
Allez, simbeu, tu doit bien en avoir en stock quelque part ! non !
[Répondre à ce message]
liste des contributions
2 Le 12 septembre 2008 à 17:16, par Simbèu
Bèn de segur Furet ! Mai espère... Fau leissa un pau perpensa lis àutri
3 Le 12 septembre 2008 à 22:42, par badau

Une variante :

“Es lou tambourin de Cassis : cinq sòu pèr coumença e cinq franc pèr cala”  ; c’est le tambourin de Cassis : cinq sous pour commencer et cinq francs pour cesser.

[Répondre à ce message]
liste des contributions
4 Le 12 septembre 2008 à 23:13, par badau

J’aime bien celui-ci :

“Quau se facho a dos peno : uno de se facha, l’autre de s’ameisa”  ; Qui se fâche a deux peines : une de se fâcher, l’autre de se calmer.

[Répondre à ce message]
liste des contributions
5 Le 14 septembre 2008 à 01:23, par Jean-Marie
Je propose trois réponses, en attente. 1° Le chat t’a mangé la langue ? 2° Tais-toi, on ne te demande pas ton age. (Combien d’années as-tu). 3° On lui parle de cèbe (oignon), il répond ail.
6 Le 14 septembre 2008 à 08:58, par Simbèu

Bonne traduction Jean-Marie.

Voici une expression qui se réfère au jeu de l’arène. De quelqu’un à qui il était arrivé par sa faute une mésaventure dans quelque domaine que ce soit on disait :

"Se i’èro pas ana

Lou biòu l’aurié pas embana".

(s’il n’y était pas allé le taureau ne l’aurait pas encorné)

7 Le 14 septembre 2008 à 09:52, par Salvador

Quau se facho a dos peno : uno de se facha, l’autre de s’ameisa ” ; Qui se fâche a deux peines

Remarquable pour moi !
Deux peines : une de s’attrister, l’autre l’autre de se fatiguer à revenir ou à se calmer... pour finalement retourner au point de départ.

8 Le 15 septembre 2008 à 22:14, par badau

“Aquéu coto pas emé de poumo d’amour”, celui-là je trouve pas et je donne ma langue au chat.

A propos de chat, celui-ci bien observé, en parlant d’une fille : “a leissa ana lou cat au froumage” amoureux

[Répondre à ce message]
liste des contributions
9 Le 16 septembre 2008 à 07:47, par Simbèu

J’ai également du mal à traduire :“Aquéu coto pas emé de poumo d’amour” vu que "coto" est ici utilisé comme verbe et que le TDF donne "cota, catouna" = mettre bas pour une chatte.

Puisque "la coto" est la cote, la quote-part, je tente cette traduction :

"Celui-là ne paie pas avec des tomates" (ce que je n’ai jamais entendu dire).

10 Le 16 septembre 2008 à 22:58, par Jean-Marie
Je propose : Il vaut mieux être sourd que d’entendre ça. Il ferait mieux de se regarder. Tien ! mets ça dans ta poche avec le mouchoir dessus. Quand tu est né pointu, tu ne peux pas mourir carré. Une citation entendue sur les gradins d’une arène. Je vous la livre avec une orthographe toute personnelle, car je sais pas écrire les langues occitanes : Pichot planca li agassin. La chose fût faite et nos voisins s’installerent. Merci de corriger mon orthographe.
11 Le 17 septembre 2008 à 05:53, par Simbèu

Nouvelles bonnes traductions Jean-Marie.

"Pichot, escound tis agassin" c’est à dire : "Petit, cache, retire tes cors au pied" donc tes pieds pour faire de la place.

12 Le 17 septembre 2008 à 10:32, par Jean-Marie

Merci pour la bonne terminologie, escound du verbe escoundir, cacher, ranger ?

A bientôt pour de nouvelles traductions, mais je laisse un peu d’espace pour les autres.

14 Le 17 septembre 2008 à 15:32, par Simbèu
Il s’agit du verbe escoundre, cacher ; s’escoundre, se cacher.
13 Le 17 septembre 2008 à 14:36, par badau

Et voui, on s’est fait piégé par l’alternance vocalique* ; j’ai interrogé lou cabiscòu** G. Martello de L’Escolo de Lerin, sa réponse :

« Fau prene lou verbe “couta” que vòu dire : presser, mettre au pied du mur, arrêter ; s’obstiner, résister...

Au présent de l’indicatif, “couta : cote, cotes, coto, coutan, coutas, coton.

“a couta de lou faire”  : il s’entête à le faire.

Votre expression peut se traduire ainsi :

“celui là, il ne s’arrête pas avec des tomates” ;

allusion sans doute à un mauvais chanteur qui continue malgré les tomates du public. »

* Alternance vocalique : j’ai mis en gras la voyelle où se porte l’accent tonique (élévation de voix) ; donc sous l’accent, en phonétique, la voyelle “ou” s’ouvre en “o” (le “o” en provençal est plus ouvert qu’en français, c-à-d on ouvre plus la bouche).

** cabiscòu : chef d’une école félibréenne.

Osco ! Bon, j’ai encore besoin de suivre un cours de prouvençau, que ?

15 Le 17 septembre 2008 à 15:37, par Simbèu

Moi aussi !

Il faut être un "pro" pour retrouver ce verbe "couta" qui se conjugue "coto" avec la 3ème du singulier. Comme quoi notre site a une réelle valeur pédagogique !!

16 Le 17 septembre 2008 à 18:33, par Simbèu

En voici une autre qui se dit de quelqu’un qui a perdu la partie, qui a échoué dans une confrontation quelconque :

"A pas agu lou blanc dóu pòrri" : il n’a pas eu le blanc du poireau, il a donc eu la partie qui se jette, autrement dit, il a perdu.

17 Le 19 septembre 2008 à 10:58, par Simbèu

En vaqui un’autro :

De quelqu’un de riche qui gagne à une loterie ou de celui qui pourvu de tout en reçoit encore on dira :

"Plòu toujour mount’es moui." (il pleut toujours où c’est mou)

18 Le 20 septembre 2008 à 10:05, par Simbèu

E uno autro :

De quelque chose d’insignifiant, on disait ;

"Es patacouio tres cop rèn." (c’est trois fois rien)



Partenaires FFCC | Le Vade Mecum | Plan du site | Espace de rédaction | Contacts | S’inscrire comme rédacteur


Site officiel de la Fédération Française de la Course Camarguaise