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La Devise d’Or.

Historique.

jeudi 11 septembre 2008

par Salvador

Une compétition taurine beaucairoise


C’est en 1971, que le Club Taurin " Le Clairon " de Beaucaire, fut chargé par Me Louis Lacroix, Président de la F.S.T.F. (Association Fédérale des Clubs Taurins de Provence et de Languedoc) d’organiser à Beaucaire, aux Arènes du Pré, la IVe Coupe Fédérale 71.

Cette course eut lieu, en accord avec la direction des arènes, le dimanche 11 juillet 1971, à l’occasion de la première journée de la 30e Palme d’Or, avec un fort intéressant concours de sept manades :
- Andreloun de Lafont,
- Libertin de Cambi,
- Tegel de Guillierme,
- Tristan d’Espelly,
- Cigaloun de Fabre-Mailhan,
- Polux de Pastre
et
- Goya de Laurent.

La matinée avait été animée par un spectacle populaire organisé avec le concours des clubs taurins locaux fédérés — Le Trident — Le Clairon et L’Aficion.
A l’issue de cette course, le Jury Fédéral, décerna au manadier Marcel Mailhan, la IVe Coupe Fédérale 71, pour la prestation de son brillant cocardier Cigaloun.
Un concours de manades de haut niveau, digne des arènes du Pré, qui devait faire date et connaître d’heureux lendemains.
C’est ainsi que le Président Estelon fut promu Président de la Commission de la Coupe Fédérale en 1974, succédant à M. Jean Chauvet de Châteaurenard, tandis que bien avant cette date, à l’orée de la saison 1972, alors que rien ne le laissait supposer, M. Paul Laurent, directeur des arènes du Pré qui n’avait pas été très chaud pour présenter une telle course en juillet 1971, ravi du résultat enregistré, fit venir au Mas d’Alsace, le Président du Club Taurin Le Clairon, le chargeant d’étudier un projet de course similaire.

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Vernissage de l’exposition des Biôu d’Or et des Devises d’Or en juillet 1983. A l’extrême droite le sculpteur Camille Soccorsi présente ses oeuvres à M. Jérôme Vigne, Président de la F.F.C.C. et M. Jean Marignan peintre Camarguais (au centre en habit de gardian) - Ph. Naval

Mettant à profit l’idée qui germait dans sa tête, le Président Estelon fixa les grandes lignes de cette future compétition beaucairoise — " Une course de prestige, qui s’identifie à la course de la Coupe Fédérale, avec pour symbole une Devise d’Or sur le garrot du taureau roi " — et elles furent mises en pratique la même année le 9 juillet 1972.

C’est ainsi que naquit le 1er Trophée de la Devise d’Or 72, qui dans l’idée initiale du Président Estelon, serait organisé chaque année à pareille époque, aux arènes du Pré, par la direction des arènes, sous l’égide de l’Union des Sociétés Taurines Beaucairoises constituée, à cet effet, par les clubs taurins le Trident, le Clairon et l’Aficion.

Cette trilogie initiale devait se compléter par la suite, avec l’entrée de l’Union Taurine Beaucairoise, chacune des quatre associations solidaire du règlement établi en 1972.

Le concours de manades présenté devra être composé de :
- Taureaux appartenant à des manades de traditions (pour le côté prestige)
- Taureaux appartenant à de jeunes manades (pour le côté révélation).
- L’unique course de la compétition, sera dotée d’un trophée spécial, remis aussitôt après la course, au manadier déclaré vainqueur.
- Le trophée sera constitué par un taureau camarguais anonyme, sculpté dans le bois, dans une attitude différente chaque année, par le maître-sculpteur Camille Soccorsi.

Ce choix unanime, accepté purement et simplement par la première composante demeure donc immuable dans sa conception, il en sera de même pour le choix du sculpteur, qui demeurera à vie, le réalisateur.

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Remise des prix 1984 au siège du CT "Le Clairon"

S’agissant d’une course de symbole, les organisateurs veilleront, chaque année, à ce que les cocardiers présentés soient porteurs de leur devise respective.
La Course de la Coupe Fédérale 1971, ayant été le prélude et ayant servi de tremplin à La Devise d’Or, depuis lors celle-ci n’a cessé de s’affirmer et de se hisser, malgré sa modeste apparence, au premier rang des grandes compétitions taurines, en permettant chaque année à de valeureuses manades (grandes ou petites) de rivaliser de brio, pour conquérir le magnifique trophée sculpté dans le bois par un artiste de talent.

Ceci étant, on ne peut passer sous silence, sans déplorer le retrai. volontaire, pour des raisons strictement personnelles étrangères à la physionomie de la compétition :
- Du Club Taurin Le Trident, fin 1974, ce qui mettait fin à l’Union des Sociétés Taurines Beaucairoises et incitait le Président Estelon à créer un jury neutre et indépendant, composé d’ "afeciounado" compétents, originaire de Provence et de Languedoc, appartenant à la F.F.C.C., présidé par M. Pierre Sarguet, Président d’Honneur de la Fédération, à compter de 1975. Afin d’écarter tous sujets à contestation.
- Du Club Taurin L’Aficion fin 1979, ce nouveau départ entraînant à son tour, la dis- parition des Sociétés Taurines Alliées, constituées en 1975.

En 1980, il fut convenu en accord avec la direction des arènes, que la compétition taurine se poursuivrait comme par le passé, et serait dorénavant organisée à tour de rôle, une année non l’autre, par les deux clubs taurins restant en lice : le Club Taurin Le Clairon et l’Union Taurine Beaucairoise, respectant loyalement l’esprit de la compétition, les décisions adoptées en 1972 et les engagements pris avec les parties contractantes.

Ce qui se pratique encore actuellement.

Pour la petite histoire, il est bon de rappeler qu’au cours de ces quatorze années d’existence (Treize années effectives) le Trophée de la Devise d’Or a connu deux revers :

- Le premier en 1976 où en raison de l’organisation du 60e Congrès National de la Corrida, organisé par le Club Taurin Le Clairon, le dimanche 20 juin à Beaucaire, la direction des arènes retira cette compétition de son programme.
- Le second en 1981, où le trophée fut disputé sur l’ensemble des quatre courses de la Palme d’Or, la course initiale, prévue pour le 28 juin 1981, ayant été annulée en raison de fortes chutes de pluie.

A noter également que depuis 1977, un deuxième trophée complémentaire a fait son apparition dans la compétition, pour récompenser le raseteur ayant obtenu le plus grand nombre de points au cours de la course.
Cette coupe a pris le nom de " Palmarès de la Course Camarguaise ", contrairement à son aîné, ce nouveau trophée n’a pas fait, à cette époque-là, l’objet de conditions particulières, quant à sa réalisation, la liberté de choix est donc laissée à l’initiative des deux clubs taurins organisateurs, d’en définir la dotation.

Cette année 1985, sous l’égide du Club Taurin Le Clairon, la XIIIe Devise d’Or 85 a revêtu plus d’ampleur qu’à l’accoutumée avec l’apport de manifestations environnantes :
Les jeux taurins — Entre-villes Tarascon-Beaucaire — le vendredi 28 juin aux arènes, qui opposaient le Club Taurin Le Clairon au Rugby-Club Tarascon - Beaucaire.
Et la sensationnelle abrivado di biòu menée par la manade Jean Cambi, du Chemin des Marguilliers aux arènes, renouant ainsi avec une vieille tradition qui remonte à 1622, sous Louis XIV, où les courses de taureaux avaient lieu dans le fief de Prémont, malgré l’interdiction du Prince Conti, gouverneur de la Province.
Autre fait marquant, toutes les statuettes "Devises d’Or" remportées depuis la création de la compétition, furent exposées dans les salons de l’Hôtel de Ville de Beaucaire en juillet 1983, à l’occasion d’une exposition consacrée aux Biòu d’Or et aux Devises d’Or, organisée par le Club Taurin Le Clairon, dans le cadre du vingt-cinquième anniversaire de sa fondation.

" Longo Mai " à la Devise d’Or.

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Le nouveau vainqueur en 1985, Christian Chomel avec la manade Régis Chauvet.
Le regard admirateur du jeune garçon qui tient le Trophée du Meilleur Taureau en dit long sur l’influence et l’impact de grand art de l’As des As sur les jeunes générations
- Ph. Naval


P.-S.

Article non signé, paru dans "Camariguo Magazine", 156 - Dec 1985
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1 Le 11 septembre 2008 à 21:17, par Furet
1985TaureauPapounet de Chauvet
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2 Le 11 septembre 2008 à 21:23, par Furet
Ce serait bien venu un palmarès complet ! non !
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3 Le 11 septembre 2008 à 21:50, par Salvador
Si le CT "Le Clairon" nous lit... roi
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4 Le 11 septembre 2008 à 22:02, par Vauverdois
Une époque ou les manadiers pouvaient regarder les raseteurs avec respect. Quel domage que ce ne soit presque plus le cas
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5 Le 5 octobre 2008 à 12:33, par rudo
Petit souvenir de la devise d’or cette année les organisateurs la programme en nocturne je crois que nous étions 13 raseteurs et résultat des jeux 2 bléssés mon frere et moi pour ludo épaule completement sortie et pour moi coup de corne d’un taureau de l’amista"FONTETE" nous nous sommes retrouvés tous deux à l’hopital de Tarascon .AMITIES.
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6 Le 5 octobre 2008 à 13:27, par Salvador
Il est de meilleurs souvenirs...
Mais personne n’oublie ! bras
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