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Michael Matray et Candello de Guillierme, vedettes de la 77e Cocarde d’Or

mardi 8 juillet 2008

par Eric

Michael Matray a remporté avec brio cette 77e édition de la Cocarde d’Or dans les arènes d’Arles.

La Cocarde d’Or est une course à part dans la saison, de par son ambiance, mais aussi ses règles. Les 20 meilleurs du trophée des As, les six meilleurs de l’avenir... Beaucoup d’hommes en piste pour ce qui doit être un combat d’hommes.
Des règles énoncées en début de course qui placent les ficelles à deux points et non trois, et qui auraient compté le frontal à un point si 3 des sept taureaux n’en avaient pas été dépourvus ce jour là.
Donc la grille de notation est la suivante pour cette compétition :
- Coupe cocarde 1pt
- Cocarde,gland, ficelle, élastique 2pt
- Le plein Cocarde+gland 3pt.

Et la course commence fort avec un Candello de Guillierme survolté qui ne laisse passer aucune faute de la part des raseteurs.

A ce petit jeu, Jourdan est le premier à se faire prendre. Croisant dans le dos de Candello, il subit le premier coup de rein du taureau qui le prend de la corne droite derrière la jambe pour le faire voler en piste et retomber sur la nuque. Il se relève, refait un ou deux passages, mais finit par sortir au taureau suivant. Le temps de se remettre du premier incident, Martinez perd un quart de seconde à la planche qui le met entre les bannes du taureau. Il s’en sort avec quelques bleus, pas assez pour l’arrêter. Le biou subit des assauts désordonnés, de la part d’un cercle de raseteurs fermé à trois mètres de sa tête. Il s’arrête, et change de terrain... De l’autre coté il se lève après Mascarin et sème la panique en contrepiste, une fois puis deux...

Il fait réagir le public, même quand il ne fait rien... Après les deux accrochages du début de course, dans la série des départs mal assurés, Clarion et Noguéra se télescopent et tombent juste derrière Candello qui ne les voit heureusement pas.
Deux minutes plus tard, Poujol et Miralles se ratent de peu, manquant ainsi rééditer la frayeur provoquée un instant plus tôt...

Et Candello gère sa course.
Il perd sa cocarde sous le crochet de Savajano, et son premier gland à 250 euros.

Sa prestation lui vaut un retour en musique, sous des applaudissements plus que nourris. Le premier sorti essuie une véritable tempête, et doit posséder un tempérament trempé...

Candello est un vrai premier, cocardier en diable, un dur.

Face à lui, Matray n’a pas eu bonne main. Mais Michael monte en puissance au fil de l’après midi. Il coupe la cocarde du second, pourtant difficile tant il court en permanence, ne collant le cul aux planches que le temps de reprendre son souffle... Délaissant les gauchers, les reprises seront rares et précieuses pour ces derniers. Dans cette atmosphère, Clarion fait le premier gland, et Moutet enchaîne en faisant le plein. Figaret rentre ses ficelles, devant un public mitigé.

Matray enlève la première ficelle de Gaucelm, inscrivant trois points dans cette première partie. Devant lui, Moutet possède deux points de plus avec le gland enlevé à Gaucelm.

Face à Némo Matray s’envole, prenant sa dimension, et lui faisant ainsi la cocarde et les deux ficelles.
Plus 6 au compteur.

Michou est retors, mais est en dessous d’autres prestations lors desquelles il fut plus incisif. Pour autant il ne laisse pas passer les fautes sanctionnant durement Moutet qui avait glissé en piste. Lui passant dessus, il lui écorche la tête d’un coup de sabot. Soigné par le docteur des arènes, ce dernier reviendra déchainé.

Mais la messe est dite. Loin devant, Matray va gagner. Il enfonce le clou avec Tabarly de Bon, lui prenant la cocarde et le premier gland.

Selon le règlement de la cocarde d’or, le dernier taureau sert à départager d’éventuels ex aequo. C’est le cas entre Moutet et Martin-Cocher qui ont 5 points. Matray survole encore les débats, s’adjugeant le premier gland après avoir coupé la cocarde de Figaro, dernier sorti.

Ce dernier taureau permet à Mirales, Garcia, Ricci et Moine d’inscrire leur nom au compteur, mais pas aux ex aequo de se départager.

Le palmarès de cette 77e cocarde d’or est donc

- Premier, Vainqueur de la cocarde d’or et vainqueur du trophée des Cocardes [1] : Michael Matray
- Deuxième, Vainqueur du trophée Nicolas Crouanson [2] Damien Moutet
- Troisième, Vainqueur du trophée Jean Héritier : Damien Martin Cocher
- Vainqueur du Trophée des Arlésiens [3] Loic Auzolle
- Meilleur taureau de la Cocarde, pour la troisième fois : Candello de la manade Fanfonne Guillierme
- Le coup de coeur de l’organisation de la Cocarde d’Or est attribué à Georges Rado.

La 77e cocarde est morte, vive la 78e.


Portfolio

Candello bouscule Martinez Candello sur Gleize Clarion sur Figaret Sabatier sur Figaret MArtinez à la tête de Gaucelm Moutet sur Gaucelm Matray saute devant Nemo Martinez sur Némo ouchet sur Michou Ouffe / Michou Envolée de Tabarly après Sabatier Envolée de Tabarly sur Matray Figaro devant Matray Anticipation de Figaro sur Auzolle

[1] Trophée créé pour le 80e anniversaire de la compétition et non pour le 80e anniversaire du Comité des fêtes comme annoncé

[2] Au bénéfice de l’ordre des attributs enlevés classant dans l’ordre cocarde puis glands puis ficelles en cas d’égalité de points

[3] Pour lequel concourraient : Auzolle, Roux, Villard, Moulin, Gleize, Mebarek, Deville et Moine

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