En ce Jeudi 8 mai, le CTPR "la Bouvina" de Marguerittes reçoit l’avenir dans ses arènes.
L’après midi fut excellente avec un lot de taureaux vaillant et ecclectique et des hommes qui avaient l’envie. La course ne pouvait être que bonne dans de telles conditions.
| Tarnegue de l’Amarée ouvre les festivités. Il est "mauvais", pointe les cornes, baisse bas la tête, ses trajectoires plus dans la course que l’homme obligent même Four à modifier sa trajectoire à 2 reprises sous peine de se faire embrocher avant la barrière. Sa prestation lui vaut les honneurs de la présidence à deux reprises pour des séries de rasets (dont quelques uns à blanc) et 3 fois pour des actions sur Chanat ou Segurel. Il conserve vaillament ses ficelles, et rentre avec le disque sous les applaudissements du public, ce qui sera d’ailleurs le cas de l’ensemble des taureaux de l’après midi. | ||
| Sorti ensuite, Périclès de Nicollin est en forme... Il trotte, marche, galope et tourne, tourne, tourne... Inepuisable. De haute volée, une paire de raseteur parvient à l’accrocher au vol pour un raset, Gros (coupe cocarde), puis Grammatico (cocarde), Four (premier gland) et Gros de nouveau (second gland) arrive à le passer dans des conditions pas toujours faciles. Il semblait se poser au deuxième gland, mais les quelques secondes de répit semble lui avoir redonné la pèche, il repart... Mais il est plus mesuré dans ses courses et semble vouloir travailler. Il est vaillant lui aussi avec ses 5 carmen dont un sur une série de plus de 10 rasets dont il sort sans fatigue extrème. Il rentre pourtant sa première ficelle primée 300 euros. Sa paire de Bannes n’y est pas étrangère. | ||
| Quilhous de Fanfonne Guillierme aime les gauchers. Ou plutôt ne semble pas aimer les droitiers. Difficile de croire que pas un droitier ne soit entré suffisamment dans son terrain pour le lancer en 15 minutes, pourtant...
En revanche, à gauche, Four seul semble en mesure de le prendre. Avec une prise de risque maximum il finit par lui couper la cocarde à 170euros, que Benafitou enlèvera à 245 euros. Difficile en raison du manque de reprises, il rentre ses ficelles lui aussi. Depuis les gradins, il a semblé peu travaillé. Peut être aurait il mérité un peu plus de bourre. | ||
| Après la pause sort Pasteur de Fabre-Mailhan. Trop fort pour les hommes en piste, il semble craint. A le voir bouger, surveiller la piste, les tourneurs, les raseteurs droite gauche et recommencer, on le sent habile. Il est vif et rapide de surcroit. Un vrai danger. Il faut le rentrer pour le décider, mais peu s’y risquent. Il attend ainsi plus de cinq minutes un raset qui lui touche la tête. Ses anticipations sont si énormes, que les tourneurs sont autorisés à le tourner depuis la contre piste. Mais même ainsi, pris dans le dos, sa course le rend dangereux aux planches. Il néglige les reprises et se replace... Il est peu sollicité, perd sa cocarde à 310 euros et rentre sa première finale à 400 euros. | ||
| Aragon de Ribaud est l’inverse de Pasteur. Volontiers barricadier, peu cocardier, il suit les hommes qui le tirent aux planches la main sur le frontal. Ses courses sont franches, et il offre de longues courses aux hommes qui prennent du plaisir à le faire briller. Ainsi, il entend 9 carmen et ne perd sa deuxième ficelle qu’en fin de quart d’heure. | ||
| Patton du Joncas. Commence mal... 3 rasets et on en est aux ficelles. Il s’y révèle alors les gardant sur les cornes jusqu’au retour. Ses courses sont vives, et il termine fort aux planches après Gros, Chanat ou Four qui prennent beaucoup de risques sur leurs rasets. Ses finitions aux planches auront joué en sa faveur lui rapportant le prix de l’après midi. | ||
| En septième, Catouli de Blanc a joué les Cabris, après l’homme ou seul, mais surtout seul, il a passé son temps en contrepiste... Les hommes, tous en piste auront quand même réussi à lui faire la cocarde et les deux glands, un exploit dans ces conditions. |
Le jury a distribué les accessits de la journée au biòu du Joncas et à Charles Chanat.














