En effet, quelques voitures mal garées sur le parcours de la roussataio ont empêché les organisateurs de respecter les horaires prévus.
Son départ retardé s’est repercuté sur l’heure de sa fin et obligé les conférenciers à attendre ...
La conférence débute donc avec 1 heure de retard.
Malgré cela, si au début la salle n’était pas pleine, à la fin les auditeurs étaient debout.
C’est Jacques Mailhan, Président de l’association des manadiers, qui ouvre le bal.
Et fort !
"Il n’existe pas de manadier riche, leur seule richesse c’est leur passion, la passion de leur métier".
La seule récompense du manadier ce sont les applaudissements dans les arènes. Pensez-y.
Il souligne, au grand plaisir de " la maisso " présent dans la salle, que les manadiers actuels, quoiqu’ils en disent, ne survivent qu’avec l’aide des gardians non salariés, vrais bénévoles qui aident au travail de la manade.
Diminution des pâturages, contraintes de prophylaxie, charges nouvelles, aides sans réel rapport avec les coûts nouveaux... Ce sont quelques unes des contraintes énumérées.
Jacques Mailhan vit ce qu’il dit, nous parle de son quotidien, de son statut de manadier et lâche :
"Dans toutes ces difficultés pour perdurer on voit arriver en nombre de nouveaux manadiers, non ! éleveurs".
Trop tard Monsieur Mailhan ! L’appellation "manadier" n’ayant pas été protégée, labellisée diront certains, celui qui s’installe avec 4 vaches peut se dire "manadier"....
Il insiste sur l’impossibilité pour un manadier de vivre uniquement de la course.
Tous sont désormais obligés de se diversifier. Lui, s’est tourné vers le tourisme et des gîtes.
Propos relayés par Monsieur Aubanel qui constate que si le nombre de courses augmente il n’en est pas de même pour les spectateurs.
Pour lui, l’ensemble des manadiers doit "se battre pour continuer l’Histoire".
Alain Lebret dégage de ses propos, une amertume certaine. Manadier, il a dû arrêter. Trop difficile, trop de contraintes supportables. Il souligne le déficit criard de pâturages.
Il souligne que si, actuellement, ce que l’on donne aux manadiers n’augmente pas, ce que l’on donne aux raseteurs ne cesse d’augmenter !
Jacques Mailhan nous invite à constater que le manque d’espace influe sur le caractère d’un taureau. Celui-ci a besoin de grands espaces pour se cacher. Il se plait à rappeler son simbèu qui plonge dans l’eau quand on le cherche afin que sa cloche ne tinte point et qu’on ne puisse ainsi le retrouver.
Le manque d’espace fait perdre au taureau Camargue sa rusticité, son intelligence, sa sélection naturelle.
C’est sur ces paroles que nous nous sommes quittés.
Silencieux, graves car ce débat conduit simplement, accessible à tous, a su poser clairement quelques points de réflexion à mener sans tarder si nous voulons que la Course Camarguaise, à travers nos manadiers, perdure.
Vu ! Ce n’est pas un "e" mais un "o"...![]()
Je corrige. Mais il était là quand même.
bonjour à tous
On peux voir que les manadiers montre l’explemple en respectant le costume camarguais bravo messieurs.De pleurer que vous gagnez pas assez ok mais recpectez nos traditions merci.
Effectivement l’habit ne fait pas le moine
Ceci dit quand on veux représenter quelque chose je pense qu’il faut aller jusqu’au bout.Les raseteurs ne sortent pas en blanc mais pourraient comme la plupard des sportifs de haut niveau se présenter autrement qu’en jeans quand ils viennent chercher un trophée ou qu’ils veulent representer la course.
Quand l’équipe de France de rugby ou meme de foot est de sortie ils sont tous en costume.
Je ne pense pas que le débat porte sur la tenue vestimentaire.
Les arguments avancés (selon l’article parue) portaient sur les difficultés rencontrées par les manadiers. Ils sont dans le même cas de figure que tous les éleveurs de bétail résidant sur le territoire Français. Ils sont régis par les mêmes lois agricoles (Nationales + Europe), bénéficient des mêmes avantages et inconvénients.
Leur seule particularité est "La race du taureau Camargue" qui est garante de notre passion taurine.
Issu du monde paysan, je connais très bien ces problèmes et de plus amateur de Courses Camarguaises depuis mon enfance ; je peux simplement ajouter que les organisateurs, les razeteurs et les spectateurs rencontrent des difficultés diverses.
A mon sens, la Course camarguaise est malade du point de vue financier. Plus grand monde s’en sort. Sortir la tête de l’eau en tapant sur le crane de l’autre n’a à ce jour plus aucun sens. Jacques et bien d’autres l’ont très bien compris. Il devient urgent et impératif pour eux de diversifier les activités de leurs exploitations agricoles.
En définitive : La raison financière est devenue le seul état d’être de la Course Camarguaise et de nos Traditions.
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