PSL : Port Saint-Louis du Rhône
NdW.
Pour cette course de la Ligue Provence, 6 jeunes ont été retenus, 4 droitiers : Cano, Carcanague, Imbert et Martinez, et 2 gauchers Quesada et Goujeon. Le lot de taureaux venait pour sa part des élevages Richebois(1er,5eme, 8ème), Lautier (2ème, 4ème, 6ème) et Gillet (3ème et 7ème).
Les noirs comme les blancs n’ont jamais faibli au cours de cette après midi, qu’on aurait souhaité encore plus longue. Le premier lot de taureaux a surpris les spectateurs ayant fait le déplacement "au bout du monde", tout au moins de la Camargue. Ce premier lot, loin de constituer un lot médiocre s’est montré plein de fougue, tant et si bien qu’il a dû peser dans les jambes des rasibles en seconde période.
Les blancs ont attaqué bille en tête ce lot ouvert par le 322 de Richebois, Martinez prenant vite la mesure de l’animal en lui faisant dans un style parfait les premiers attributs. Le taureau est vif, court sans cesse, prend tous les rasets et parvient, malgré cette noria de rasets à conserver sa deuxième ficelle au bout. Pour un premier, il était particulièrement remuant. Il donne le ton de l’après midi. Huit taureaux, huit courses différentes, abordées avec le même sérieux de la part des stagiaires. Par moments, on en arrive à se demander s’il s’agit vraiment de stagiaires, tant l’entente en piste est parfaite. Les jeunes se répondent, se relancent, se replacent...
Le second vient moins facilement... Qu’importe, les blancs redoublent d’efforts pour le tirer aux planches. Le troisième ne s’arrête jamais... Ils vont trouver la parade sur des séries pour le fixer, l’attirer, le former, le faire briller. Un des suivants a tendance à prendre le milieu... Là encore, ils vont aller le chercher. Cano le premier a réalisé que sa pointe de vitesse est supérieure à celle de l’animal et qu’il peut se permettre des rasets pleine piste pour ramener le taureau aux planches.
En seconde période, les taureaux sont peut être un peu plus retors. Le 441 de Richebois cale son cul aux planches et attend la faute. Il est vif et se tourne vite. Il subit ainsi moins de rasets, et rentre son gland. Il n’est pas question de se faire tailler en pièces. Malgré ce, Imbert réussit à le rentrer et lui faire la coupe cocarde et la cocarde ensuite.
Cano s’est dressé en locomotive de l’après midi se servant sur sept des huit bêtes présentées. Mais les autres n’ont pas démérité et ont tous montré de sérieuses dispositions.
Surtout...
Ils ont fait briller les taureaux. Jamais ils n’ont faibli, jamais ils n’ont pris un taureau en traitre. Ils ont considéré tous les noirs selon leurs capacités, conscients d’être sous l’œil des juges certes, mais également conscients que les animaux ont aussi besoin d’être formés correctement, besoin d’apprendre la course.
Un régal de photographe, l’œil sur les cornes, la main a plat sur le front, la course longue...
La présidence a terminé par un Carmen général. Amplement mérité. Décidément, les courses du Toro Club Titi Boncoeur méritent le détour. A l’heure où les messages dans les fora laissent voir un week end piteux, il y avait certainement une course qui valait le coup.
J’y étais, et je me suis bardé. Merci les jeunes.
Prochaine course à PSL, le 13 Avril, avec une complète Lautier...
Je dis ça comme ça...
Merci, Echevin, pour le reportage sur cette course à PSL, il est vrai qu’il s’y déroule de bien belles courses dans ce "bout du monde". Que l’équipe du président Garnier en soit remercié.Que les manadiers et les jeunes apprentis aussi.
A ne pas manquer prochainement les lautier.
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