Nom commun provençal, masculin.
Mise à jour : 23 Janvier 2008
Plat typique du Midi.
Une sauce :
L’aiòli est une émulsion montée avec de l’ail, de l’huile (òli) d’olive et du jaune d’œuf.
Un plat :
Elle peut accompagner la morue bouillie avec des pommes de terre, des carottes et des haricots verts.
On peut y ajouter des œufs durs, des escargots de mer, des poireaux (il existe de nombreuses variantes suivant les lieux) mais la morue est indispensable.
Dans le Roussillon, l’aiòli accompagne, aussi, les côtelettes d’agneau cuites au feu de bois (je vous le recommande !).
Plusieurs orthographes sont acceptées : aiolli, aïoli mais « aiòli » (en provençal) parait la plus juste.
Il est dit « populaire » quand il est servi en plein air à une multitude de convives au cours des fêtes locales (souvent avant la course de l’après-midi).
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Voici ce qu’en dit Mistral le 7 d’óutobre de l’an 1878 dans « Lou Tresor dóu Felibrige » :
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aiòli
aiòli
Ca s’écrit comme çà ! AÏOLI
Effectivement ce mot est composé de : "AÏ" l’ail et de "OLI" l’huile
En Provençal ou en Occitan , l’ail s’écrit "AÏ", en Catalan "ALL"
En Provençal, en Catalan, en Occitan l’huile s’écrit "OLI"
Il peut être accompagné d’oeufs dur entre autre, d’escargots, de pomme de terre ,mais qu’a la fin du 18e siècle,puis dans sa préparation cullinaire plus réçente, debut 20e de légummes bouillis.
Cette forme d’orthographe date de 1842 environ, l’ancien orthographe de 1700 était : AILLOLI
C’est le plat traditionnel de fin de fête dans nos villages .
L’aïoli était à l’origine le plat rituel du vendredi.
C’est un mot masculin.
En effet, deux formes en français pour transcrire « aiòli » :
« aïoli » ;
et la forme « ailloli », qui est une francisation graphique pour préserver la prononciation provençale et faire sentir la parenté morphologique avec ail ; donc avec “ll mouillées”.
Consonne mouillée ou palatalisée : consonne prononcée en élevant le dos de la langue contre le palais dur de manière à émettre un son se rapprochant du y (yod).
L’usage moderne (déjà noté en 1845) a retenu la forme aïoli.
Ensuite, pour l’âne et l’ail :
« âne » se dit « ase » en provençal rhodanien et en prov. mistralien, mais se dit « ai » en prov. maritime ;
« ail » peut se dire « ai » en rhodanien et en mistralien, mais se dit « aiet » en maritime.
Ce mot « aiet » a eu du succès, et c’est le plus usité en Provence.
FAQ - Pourquoi préférer les guillemets français ?
Chaque langue a ses propres traditions typographiques pour le guillemettage, l’usage en français relève d’une tradition plusieurs fois centennaire. Mais cet usage n’est pas simplement justifié par la tradition, il a des justifications esthétiques et pratiques.
Tout d’abord, les guillemets français, avec leurs espaces encloses, sont plus cohérents avec le reste de la pratique typographique française de la ponctuation qui veut qu’on ne mette pas d’espace avant la ponctuation basse (point, virgule), et un après. Par contre, on en met un avant et après la ponctuation haute (point-virgule, deux-points, points d’exclamation et d’interrogation et guillemets).
Cette pratique répond à des exigences de lisibilité. En effet, un lecteur moyen ne lit pas lettre à lettre, il appréhende d’un coup d’œil la forme générale du mot, son enveloppe générale (ça, ce sont les études de lisibilité qui le disent). Si cette enveloppe est perturbée par des éléments parasites, il va hésiter une fraction de seconde. Multiplié par n occurrences par page, cette hésitation peut rendre la lecture franchement pénible.
Pour un lecteur francophone, il est plus facile de lire...
Lire la suite au bas de cette page :
Le guillemettage car l’aide à la saisie SPIP du site FFCC corrige les exemples fautifs.
Puis en tête de cette même page :
FAQ - Quelles sont les différentes formes de guillemets et leur utilisation pour la composition en français ?
Donc pour résumer rapidement :
« aiòli » ou “aiòli” mais pas "aiòli" car le guillemet droit ou chiure de mouche (quote en anglais) n’aère pas le texte.
Les boutons Utilisez les raccourcis typo..., au dessus de la zone de saisie du message permettent après avoir sélectionné le mot ou le texte, d’appliquer le guillemetage.
Le 1er bouton entourer de « guillemets »
le 2e bouton entourer de “guillemets de second niveau”
donc proscrire le " du clavier.
Remarque : sur mon ordi, le 2e bouton génère des guillemets différents de ceux inscrits sur le bouton.
Il n’y a pas d’oeuf dans un véritable aoili provençal.
Ne confondons pas mayonnaise avec ail dit "aillet" et aoili, svp.
Un peu plus de respect pour les TRADITIONS CULINAIRES PROVENCALES.
Merci.
Pour Revenant :
J’ai dit "on peut ajouter des oeufs". Ma mère (née en 1900 dans mon village) en mettait et je ne vois pas en quoi je ne respecte pas les coutumes provençales. Au contraire, si j’interviens sur le vade mecum -depuis peu- c’est pour les faire respecter et que nous soyons plus crédibles au niveau de la Lengo Nostro (celle de Mistral en ce qui me concerne).
Pour Badau :
Tout ce que tu dis est vrai, j’ai simplement indiqué MA préférence pour une graphie qui respecte la phonie de chez moi où l’accent tonique est sur le "ò". Mes références sont toujours celles de MISTRAL et je l’avoue, ai peu de connaissance des autres graphies. Quand à "aïoli ou aïolli", bien que correctes mais isolant le "i" par le tréma (a-i-o-li) ne me plaisent pas, c’est personnel, pas plus.
Pour "l’aiet" (l’ail rose), chez nous (à Eyragues et aux alentours) un dicton dit :
"Fai coume lis aiet, travaio de la tèsto !".... Comme nous !
De tout segur « aiòli » en prouvençau.
Mais en francais moderne, pour respecter l’accent tonique du provençal sur le « o », je suppose qu’il faudrait écrire « aïôli » !
: je me suis trompé, c’est pas possible d’écrire aïôli.
Alors en français, /o/ (o fermé) et /ɔ/ (o ouvert) respectivement par exemple, pour (côte et cotte) ; en provençal « aiòli » c’est /ɔ/ (o ouvert) avec l’accent tonique sur le "o".
L’option retenue par Simbèu - nous sommes dans une zone à parler provençal donc j’utilise en français la graphie provençale et je l’encadre par des guillemets : « aiòli ».
Et j’ajoute, dans une zone à parler franchimand (zone de langue d’oil), je l’écrirai : aïòli, pour aider un peu le lecteur, nah !
Une dernière précision
: , le (o ouvert) /ɔ/ du provençal est plus ouvert que le /ɔ/ du français.
Comme quoi l’écrit est toujours à la traîne de l’oral
:
N’importe comment, rien n’empêche à l’écrit de prendre un mot en provençal comme on en utilise en anglais ou autre et d’écrire :
Je pars en "week-end" avec un "charter" que j’ai trouvé sur le "web".
comme :
Donne moi encore un peu "d’aiòli" ou
Je vais aux "biòu"...
Les guillemets servent à ça.
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