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Li Douleau : André

lundi 7 janvier 2008

par Furet

André Douleau est né le 22 janvier 1923 à Arles.
Son père Vallabrèguant , puis Arlésien ou il y exerça le métier de cheminot, il va comme beaucoup de jeune s’adonner au plaisir du bachouchage et du raset.


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André Douleau, Vanneau de Blatière en 1949, à Lunel

La passion grandissante avec l’age le pousse a sauter le pas et porte la tenue blanche en 1945. Il a pour partenaire Margaillan, Allègre, Cartier, Volle, Garrigue, Simian, Rey , qui le voient débuter. Les progrès sont assez rapides et les victoires avec.

Il a payé très cher sa passion, 17 coups de cornes :
- Lebraou du Marquis à St gilles,
- Gandar deux fois à Lunel et Eyragues,
- Vanneau 2 fois à St Gilles et Nimes,
- Cigalier à Nîmes,
- Printemps de Raynaud,
- Antar d’Arc en Ciel,
- Griffet de Gauzargues à Istres,
- Régisseur à Lunel,
- Lebret de De Montaud,
- Gobelet de Tardieu à Vallabrègues,
- Cafetié à Eyragues,
- Bendor d’Arc en Ciel à Rognonas,

Sur cette liste 2 blessures plus particulières celle avec rupture du tendon d’achille par Printemps de Raynaud, qui l’obligea à porter une chaussette en cuir, et au même pied sur le même tendon re-blessure par le taureau Antar.

André quoique marqué par les blessures conserve un moral à toute épreuve et souvent reprend le crochet trop tôt. C’est le type de raseteur accrocheur, volontaire, robuste, toujours dans les cornes avec un sang froid, une vista et des réflexes hors du commun. Il accroche les foules. L’énumération des blessures est longue mais il y a aussi les lauriers, les victoires tout aussi nombreuses même si à cette époque coupes et trophées n’étaient pas aussi nombreux que de nos jours.

André a gagné la cocarde d’or en 1950 devant Volle et en 1957 devant Falomir. Cette cocarde d’or le hantait, il a été premier Arlésien en 1945, il y a participé 15 fois, il a été vainqueur de la Palme d’or en 1950 ainsi que de la corne d’or à Eyragues. 1952 vainqueur du Trophée des As, il a terminé 2e en 1953. Si Fidani et Boncoeur l’ont impressionné il a admiré Volle et Falomir qui en quelque sorte lui ont pris sa place. En 1957 lors de sa deuxième grave blessure au tendon, il se tournera quelques instant vers l’activité de caballero.

Parmi les cocardiers, il a bien aimé Cosaque, Evèque, Régisseur, Mamaï de Tardieu et en général tous les Raynaud, il a été impressionné par Vovo.

Ses pistes préférées, Beaucaire, Châteaurenard et bien sur Arles, fait unique il n’a eu qu’un seul tourneur Paulet. Il a été un raseteur consciencieux, de première valeur, passionné, jamais rebuté malgré le nombre important de blessures graves.

1960 il quitte la piste définitivement, laissant à Arles que des regrets, ainsi que dans le monde de la bouvine en général.


P.-S.

Inspiration : un article de Ranc
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