N. C. fém. provençal. Du verbe abriva : accélérer, exciter
(jeu, spectacle taurin)
![]() |
Historique : Le jeu taurin qui a pris plus tard le nom d’"abrivado" avait lieu à l’origine au moment du déplacement des manades.
Encadré de gardians, le troupeau traversait champs, hameaux et villages.
Dans les villages, des attroupements de valets de ferme se formaient sur leur passage pour tenter de perturber la bonne marche du troupeau. Les gardians devaient affronter ceux qui se faisaient fort de démanteler la troupe de cavaliers et de faire échapper au moins un taureau.
Les gardians lançaient alors leur monture et la manade au galop pour leur échapper, le pelot* ayant ordonné : "Abrivo !" (accélère !). C’est l’origine du mot abrivado, du verbe abriva : accélérer, lancer, précipiter.
Cette manifestation se déroule avant la course, généralement vers midi juste avant l’apéro.
"Lou matin vers li dès ouro, se dounara dos abrivado de sièis biòu chascuno. (Ch. Rieu 1891)" (le matin, vers dix heures, se dérouleront deux abrivado de six taureaux chacune)
Il existe aujourd’hui un véritable marché autonome de l’abrivado, certains manadiers s’étant spécialisés dans ce genre d’animation.
Avec la multiplication des fêtes taurines, l’urbanisation des villages et le désir de tout organisateur de diminuer les risques, alors qu’en principe le parcours s’étend des prés jusqu’aux arènes, on voit de plus en plus d’abrivado consistant en un lâcher de taureaux du camion où ils étaient enfermés, jusqu’aux arènes ou partir du même camion à un autre camion garé un peu plus loin sur la chaussée et même partir du camion avec arrivée au même camion.
Voir : atrapaire* et bandido*
Abrivado
abrivado ou arrivée à pied
sanstitre
Abriva : faire venir au grand galop.
Bandi : relacher.
D’un point de vue historique, hormis le déplacement des troupeaux pendant les transhumances, l’abrivado consistait surtout à amener des taureaux à l’abattoir, de préférence la nuit pour éviter tout débordement de la population jeune.
Cette manœuvre ne s’opérait qu’avec une poignée de gardians sous le contrôle des autorités locales et quelquefois de la maréchaussée.
Plus tard, bien plus tard, l’abrivado définira l’arrivée des cocardiers aux arènes dans les villes et villages.
ce mot vient de "abrivo" cris prononcés par les gardians et repris par les spectateurs pour inciter ceux ci a aller au galop, les cris étaient "abrivo, abrivo"
le 1er groupement des "abrivadeurs" est l’objet d’un article dans Terres Camarguaises N° 258
|
Partenaires FFCC
|
Le Vade Mecum
|
Plan du site
|
Espace de rédaction
|
Contacts
|
S’inscrire comme rédacteur
|
| Site officiel de la Fédération Française de la Course Camarguaise |