Membres présents : Ferrand Jean Pierre, Fillastre Christine, Forner Marie José, Geynet Rémy et Magali, Gigord Bernard, Lacroix Eliane, Lagarde Jean Bernard, Maurin Monique, Trouillet René, Ventura Jean Marie, Turrini Sonia, Enjolras Marie José, Reynaud Paul, Gellet Christian et Marie Ange, Dubreuil Jean Marc, Bustin Pierre, Chanteau Marc, Vera Nicolas, Vianès Karine et Vianès Marlene.
Membres excusés : Thome Hervé, Penand Didier, Bru Bernard, Tesauri Laurence, Pommier Nais, Bustin Yves, Charpier Alain, Ayme Gilles, Ruiz Francis, Vianès Jean Claude et Elvire, Biscarrat Jérôme, Deluca Florian, Peyri Pierre, Nesty Myriam, Lopez Daniel, Favier Ariane, Moiras Christophe, Villard Yvan, Bonjean Hervé, Masse Jean Pierre, Séguier Bruno, Lacroix Roger, Villard Gérard, Beltri Nicolas, Bono Agnel, Bouchard Audrey, Delenne Michel, Galibert Christophe, Lagorce Alain, Lamouroux Pascal, Lazerges Christophe, Lillou Moustapha, Maurin Jacky.
Nouvelle présentation des buts de cette association, pour les nouveaux venus :
Préserver les intérêts des spectateurs , trop souvent oubliés au moment des décisions qui régentent notre passion à tous.
L’A.C.D.A a pour but de donner au public une reconnaissance qui lui est due par toutes les composantes de la course camarguaise.
A cette fin, nous avons demandé, et obtenu, une affiliation à la FFCC pour œuvrer au sein même des instances dirigeantes.
Présentation des actions menées :
6 mois d’existence pour notre association, plusieurs actions menées et déjà quelques résultats.
La première action fut la demande de remboursement maintenue jusqu’au 4ème, proposition acceptée puisqu’il y avait eu vice de procédure dans les votes en assemblée générale.
Il y a eu ensuite le coup de gueule de Nicolas (Trésorier) pour une course à Vendargues où les quotas n’étaient pas respectés. La course fut annulée.
Lors d’une course à Lunel où nous avons pris l’initiative d’aller voir le délégué de course pour qu’il note sur sa feuille, qu’un taureau avait été remplacé sans certificat médical, que du coup le quota taureaux classés n’était pas respecté et que le quota d’hommes ne l’était pas non plus. Résultat : Avertissement pour les arènes de Lunel.
-Dans le cas de problèmes pouvant nuire au spectacle, Monsieur Itier président de la FFCC, nous accorde un droit de regard sur la feuille de course du délégué quant à la stipulation factuelle de l’incident survenu.
La fédération ne peut agir que s’il y a une preuve écrite. J’invite donc les gens qui se sentent concernés à agir de la sorte, sans faire de répression systématique.
La c.c vit aussi par le public et la force d’investissement de celui-ci est propice à montrer son intérêt, sa connaissance des règles et son désir de voir une évolution.
Nous avons parlé de la capelado à plusieurs reprises avec plusieurs instances et certains efforts ont été faits. Sur ce point, nous pensons qu’il faut que l’éducation se fasse à la base, c’est à dire en école taurine avant que les raseteurs n’aient le temps de prendre de mauvaises habitudes ou des superstitions. Il faut donc envoyer un courrier dans ce sens aux écoles taurines et aussi aux organisateurs en pièce jointe d’un courrier fédéral.
Nous avons téléphoné à un membre de l’association des présidents de courses pour demander à ce qu’ils annoncent la sorties de raseteurs pendant la course comme c’est indiqué dans leur règlement quand la raison n’est pas évidente. Il n’est pas normal qu’une tenue blanche ne finisse pas la course sans raison et qu’il rasète ailleurs le lendemain. Nous avons pu constater à plusieurs reprises que notre demande avait été entendue. Il faut pour que cela perdure envoyer un courrier à l’association des présidents de course et aux raseteurs.
Nous avons commencé à nous pencher sur les tarifs en envoyant une lettre à la régie des arènes du Grau du roi et au maire de cette ville, sans réponse aucune. (Faire circuler la lettre) En faisant un comparatif avec les tarifs des arènes, ceux pratiqué à Beaucaire semblent être les plus avantageux pour le public. Ces arènes faisant partie de l’association des grandes villes taurines, envoyer un courrier pour voir s’ils ne pourraient pas tous se calquer là-dessus. Ici se pose la question de la finale du trophée des maraichers à Châteaurenard. C’est vrai que les tarifs sont élevés et qu’il n’y a pas beaucoup de générales, certains m’ont demandé si un courrier allait être adressé à Chateaurenard. Après avoir écouter tous les avis, il ressort à la majorité que une lettre doit aussi être adressée à ces arènes ainsi qu’a toutes celles dont les tarifs sont en dessus de la norme, ceci pour que la course camarguaise puisse rester populaire et accessible à tous.
Nous nous sommes rendu pour la seconde fois à la fédé pour demander si la promesse de places au comité directeur était toujours valable, le président nous à répondu par l’affirmative, pas une mais plusieurs… Nous avons ensuite demandé si comme les clubs taurins nous pourrions avoir une licence pour nos adhérents ce qui nous permettrait de nous exprimer en nombre lors des votes, le président à dit qu’il allait poser la question au ministère.
Nous avons aussi instauré sur le site un système de + et de – pour les courses où nous nous rendons, il serait plus efficace si tout le monde y participait à sa manière.
Nous avons demandé une subvention au maire de la commune ou se situe le siège social de l’association, Nous sommes dans l’attente d’une réponse.
Nous avons parlé de notre association à M. Planchon, président de l’Union des Clubs Taurins Paul Ricard.
A titre personnel il est intéressé pour nous rejoindre. Pour son association, il nous a demandé de lui adresser les statuts de l’ACDA afin qu’il puisse voir si une affiliation à l’UCTPR était possible juridiquement. Si tel est le cas, cela nous permettrait d’être annoncé gratuitement dans toutes les courses organisées par les CTPR, sans compter une aide directe de l’union lors de nos réunions (Apéros, sub...)
Voilà pour les premiers pas.
Ensuite plusieurs points ont été discutés, voici les idées de certains membres :
Les limitations par piste :
3 catégories ne nous paraissent pas représentatives :
Grande ; moyenne, petite ;
Nous verrions bien une étude d’invités + rentrants spécifiques à chaque piste
Exemple Barbentane moyenne : ridicule quand on connaît la difficulté de la piste, Par contre, si de "très" petites piste comme St Christol, Alleins et d’autres étaient à 5 invités au lieu de 6, cela semblerait être un bien, car à 6 on peut se retrouver avec les tourneurs à 11 bonshommes et c’est une vraie "nuée de gabians"
Autre réflexion, ne serait-il pas possible de voir un écart entre les invités, et les tourneurs admis, et non de voir 5 invités et 5 tourneurs !!!!!!!!
Une piste a 5 invités=3 tourneurs, ça me parait bien, a peut être mettre en application probatoire sur un an pour voir ce que ça amènerai de positif ou négatif.
Les délégués :
Il est apparu que certains délégués ne remplissaient pas correctement leurs fonctions peut être à cause d’un manque d’information. Nous sommes favorables à ce que cette composante de la CC participe à un stage d’une soirée afin de revoir, interpréter les nouveaux articles du règlement ou voir de près ce qui ont été modifiés
Les Présidents de courses :
Le problème est toujours soulevé de savoir s’il est de bon aloi qu’il soit désigné et payé par l’organisateur. Nous savons que la fédération met en place, une formation nécessaire et agit dans ce sens là, nous la soutiendrons donc dans son action.
Les courses à 8 taureaux :
Il ressort qu’une course à 8 taureaux parait inutile, n’apporte pas grand-chose au spectacle si ce n’est la justification de la hausse du tarif d’entrée.
Course à 7 Taureaux (à part les finales) ou le fameux taureau hors points ou en supplément :
Il est compréhensible dans le sens où c’est un taureau jeune que le manadier veut essayer pour savoir s’il est apte à passer dans la catégorie supérieure ; c’est aussi envisageable dans le cas d’un taureau revenant de blessure. A part ces deux cas nous ne voyons pas la nécessité de ce taureau qui souvent n’est pas beaucoup raseté. Si cette place est maintenue, il est évident qu’elle avantage le taureau et ne doit être acceptée que comme une faveur à l’avantage du taureau, il ne nous semble donc pas normal qu’étant privilégié, il puisse concourir pour un prix. 6 taureaux nous paraissent être suffisant et pourquoi ne pas ouvrir la course par deux taureaux rasetés par l’école taurine locale et terminer par une vache pour la jeunesse.
Les attributs
Nous avons abordé le problème de la rafle des attributs, constatant que très souvent, en moins de trois minutes les taureaux en étaient dépouillés.
Un membre nous soumet une idée qui nous a paru fort intéressante.
Lors de la sortie du taureau, le président de course pourrait annoncer « le taureau est porteur d’une cocarde et d’un gland …. » et ainsi ne primer que le premier gland. Quand ces 2 attributs seraient levés, à sa discrétion, il aurait donc la possibilité d’octroyer un temps de repos au taureau selon les circonstances, comme il le fait avant les ficelles.
Cela permettrait peut être au taureau de se reprendre un peu après avoir subi l’assaut des hommes comme nous le voyons en début de course. (En pièce jointe le mail envoyé à M. Itier).
Le règlement en général :
Nous nous accordons à dire qu’il faut qu’il soit respecté par toutes les parties prenantes de la course camarguaise, nous soutiendrons la fédération pour cela et essaierons de faire prendre conscience à tous les protagonistes du bien fondés de ces règlements.
La communication :
Karine Vianès et Jean Marc Dubreuil proposent de s’occuper de la communication. Nous attendons leurs propositions
M. Trouillet René est chargé de la chronique taurine (en provençal) dans "Li Nouvello de Prouvènço" d’Avignon. A ce titre il va signaler l’existence de l’ACDA dans celle de novembre en donnant les coordonnées du site. M. Trouillet propose aussi que chacun dans son village et son entourage fasse connaître l’association selon ses moyens.
Remerciements : Au Chalet des Sports à Beaucaire pour nous avoir permis de nous réunir dans leurs locaux.
Conclusion :
Il nous faut pour l’an prochain être structurés et solidaires. Nous pourrions mettre en place, un classement des arènes, un vote du bioù du public, celui du boucas d’or, un trophée aux plus beaux rasets et aux plus mauvais. Il faut que cela ait un sens, j’attends donc vos propositions et vos idées pour la réunion à venir.
Par courrier à : A.C.D.A. 17 rue Bacchus n°38 résidence l’acropole 34170 Castelnau le lez,
Par mail à : a.c.d.a@hotmail.fr
Ou par téléphone au : 06 81 34 12 87 ou au 06 22 93 65 59.
Toutes les propositions seront étudiées, et après un condensé sera voté en Assemblée Générale qui aura lieu au mois de décembre. Au cours de cet AG nous élirons aussi, un conseil d’administration et déciderons de la conduite à tenir pour les AG départementales de la fédération.
En espérant vous voir tous présents et unis à l’assemblée générale, nous vous adressons nos sincères et amicales salutations
Marlène, Nicolas, Rémy
Félicitations pour ton action. Tu me donnes envie de venir m’investir dans l’ACDA.
J’aimerais savoir sur quelles bases un raset sera jugé beau ou mauvais.
Je fais appel aux idées de chacun pour avoir de bonnes bases d’appréciation.
J’ai bien sûr mon idée, très traditionnelle, très puriste, et si l’avis général rejoint le mien, alors je proposerai ma participation.
A vous lire.
Bonjour,
Premier point je suis contente que cette lecture te donne envie de nous rejoindre.
Pour répondre à ta question, si nous devions au sein de l’ ACDA, choisir le plus beau raset, il serait bien sur discuté et débattu , nous entendrions l’avis de tous les participants et le décernerions à la majorité des voix données :-)
Personnellement un beau raset peut être court ou long, il doit surtout être adapté au taureau qui se présente en face et à sa manière de réagir.
Pour un raset court, le raseteur doit aller direct dans le terrain du taureau, pour un raset long, l’homme peut laisser le taureau voir son départ, former une courbe et une course superbe avec lui.
Dans les deux cas, il doit démarrer de la planche, ne jamais essayer de gruger l’adversaire, il peut finir après les bois, ou juste corne passée ...
Tu vois j’ai beaucoup de critères et je pense que je peux trouver beaucoup de rasets beaux, pour ce qui est du plus beau, moi je vote pour l’émotion qu’il procure.
Voilà mon ressenti, au plaisir de lire le tien.
Marlène,
merci pour ta réponse rapide et pour ta conception d’un beau raset.
Un beau raset me paraît difficile à définir, surtout par écrit mais je vais essayer avec réserves.
Pour ma part, je dirais avant tout, qu’un beau raset doit être jugé sur l’attitude du raseteur (et non pas sur le comportement du taureau qui sera apprécié à part, sinon, le taureau serait jugé 2 fois).
Il en découle qu’un coup de barrière, si beau soit-il, n’entre pas dans le jugement d’un beau raset (mais dans le jugement du taureau) (bis).
Partant de là, l’aspect spectaculaire ne me semble être un des critères de beau raset.
Au contraire : il me semble qu’un raseteur qui est parvenu à poser son crochet entre les cornes du taureau et qui arrive à la planche avec une belle marge de sécurité, a déjà fait un beau raset.
Car pour y parvenir (sans "casser" le taureau bien sûr), il aura dû effectuer un trajet parfait, venant plutôt de loin, et passé le taureau pas trop prés des planches.
Evidemment, ce cas de figure n’est pas possible en cas de "bourre" ! encore que ... et n’est réalisable que si le taureau s’engage (et il y en a !).
Si en plus, le raseteur enlève l’attribut en cours, alors là, c’est le top !
Ce genre de raset était parfaitement réalisé par Patrick Castro avec Goya, mais il y en a eu beaucoup d’autres depuis et il en existe aujourd’hui. C’est pour donner un exemple.
Précisions : A mon avis, tirer un taureau ne fait pas parti du raset, mais du spectaculaire.
De même que la main posée sur la tête du taureau.
Ces actions favorisent l’ambiance, l’enthousiasme, et il est normal qu’on les applaudisse. Mais le raset pur n’est pas là.
Qu’en penses-tu Marlène ?
Et les raseteurs être en tutu ?
ça, ce serait un " raset d’anthologie"
même C.Chomel n’a jamais fait de raset aussi parfait.
En dehors de cette pointe ironique BRAVO A VOTRE ASSOCIATION
Salut Mathieu,
Tu te doutes que je suis d’accord avec Marlène
: mais...
De toutes les considérations qu’elle donne, j’en retiens surtout une : " l’émotion ".
Sans elle, le reste n’est que technique et c’est là que je parlerai de l’art de la tauromachie.
Juste un dernier point, pour moi "émotion" rime avec "plaisir".
Quand les deux sont réunis, j’en redemande !
A te lire.
Salva,
Tu as bien raison. L’émotion est la mère de notre tradition, de notre culture camarguaise, elle est présente partout, dans les gradins, sur la piste, dans les manades et dans les clubs. Mais il est toujours utile de la citer quand même.
C’est elle qui soutend ma description d’un beau raset, qui l’anime, qui la motive, qui gère la technique (qu’on ne peut pas, non plus, éclipser).
C’est encore l’émotion qui motive mon côté puriste, traditionnel, originel de l’ex "course libre". (j’ai couru dans le passé).
C’est toujours l’émotion qui me poussera à me rapprocher (peut être) de l’ACDA, encore et toujours l’émotion. Bien sûr !
Pourvu que cette émotion soit pure !
Provoquée par notre seule culture originelle, par nos traditions et leur respect.
Encore bravo à l’ACDA.
Et rendez-vous à Méjanes samedi et à Lunel dimanche ?
Je suis entièrement d’accord avec ton propos :-)
En me relisant je m’aperçois que j’ai oublié un point crucial je dirai même primordial à mes yeux, lors de la rencontre entre le blanc et le noir, je souhaiterai que toutes les tenues blanches aient leurs yeux fixés sur leur crochet et sachent exactement à quel endroit celui ci va se poser. J’adore ce moment ou l’homme et le fauve sont presque face à face et ou l’on attend le coeur battant l’issue du combat !!!
J’étais d’accord avec les propos de Matthieu, tu as écris plus vite que moi Salva, mais je le suis également avec les tiens :-)
Et merci au touriste ironique pour son bravo qui lui ne l’était pas !
Le raseteur et le taureau sont partenaire de jeu
Un jour, avec Eric nous sommes allés à la rencontre de la famille Laurent aux Marquises.
La discussion, à bâtons rompus, s’engagea sur les taureaux et la Course, leur intelligence qui se retrouve dans la compréhension, et l’anticipation.
Je me revois en train de dire "dans le jeu du taureau"... et Monsieur Henri Laurent de me réprendre :
" Ah non ! sachez qu’un taureau dans l’arène ne joue pas. Il est là pour attraper le raseteur et, si possible, le laisser sur le carreau !"
Rétrospectivement, je le crois.
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