Une belle finale pour conclure cette saison de courses de protection, avec six bons taureaux sur huit, seul les deux premiers passant à côté de leur course. Et une équipe de raseteurs aussi efficaces que sympatiques, qui officient dans une bonne entente. Bravo à tous ces jeunes !
La présidence ne s’est pas montrée à la hauteur, c’est dommage.
Le numéro 720 de la manade Margé, sorti premier, n’entre pas vraiment dans le combat, et honore les rasets sans conviction. Quelques actions plus soutenues, mais dans l’ensemble le moral n’y est pas.
Le 774 de la manade Nicollin a des bannes immenses. Il est couvert de boue jusqu’au bas du poitrail, il doit y avoir encore de l’eau dans les prés. Un peu plus sérieux que le précédent, mais guère plus combatif. Il cherche souvent à se dégager, sans savoir comment faire. Carmen très contesté à son retour au toril.
"Zidane", le 710 de Martini, est un petit gabarit très combatif, dans le genre de "Magic" du Joncas. De beaux moments de bravoure, et quelques actions appuyées à la planche. Et de superbes rasets de Benjamin Villard et Nicolas Oleszkiewicz.
Le numéro 819 de Chauvet est coiffé comme un punk. Rapide, il enferme Nabil Benafitou à plusieurs reprises. Benjamin Villard déchaîné lève la plupart des attributs. Le taureau très vaillant fait une belle course, et aurait mérité le disque.
Les trois simbèu n’y feront rien, et le manadier devra le rentrer au lasso.
Après la pause, le 742 de Lautier est beaucoup plus sérieux. Taureau dangereux, qui sélectionne et oblige les raseteurs à rentrer dans son terrain, qui semble parfois quasiment limité à l’espace entre ses cornes. Quelques enfermées très sévères sur Nabil Benafitou, et sur Nicolas Oleszkiewicz qui y laisse le pantalon et le slip. Sur la fin de sa course les refus se font vraiment trop nombreux.
Le numéro 713 de la manade Bernard Lagarde perd rapidement sa cocarde et ses glands, puis semble trouver son rythme. Barricadier costaud, franc et tout en noblesse, le taureau ne refuse rien, mais baisse la tête à l’approche des raseteurs. La deuxième ficelle, coincée dans une écaille, est judicieusement accordée à Cédric Miralles.
Le 749 de Raynaud fait lui aussi une course très plaisante, menée par Nabil Benafitou et Benjamin Villard. Taureau brillant et volontaire, mais brave et sans grosse difficulté, qui finit souvent avec les antérieurs sur le marche-pied.
Le 703 de Saint Pierre est le taureau spectaculaire de la course, une véritable machine à coups de barrière. Inépuisable, il passe son temps à taper à la planche en serrant le raseteur. Certainement pas un grand cocardier, mais quel barricadier ! Ses innombrables actions aux planches lui valent le prix du jour.
A la fin de la course, une belle attention des stagiaires qui ont tenu à remettre un prix spécial pour exprimer leur gratitude au photographe Robert Bonjean et au chroniqueur René Rey qui les ont suivis et encouragés pendant toute la saison.
Les photos sont superbes.
Il y a juste une petite erreur, il n’y avait pas de Ribaud à la finale.
C’était un Raynaud.
J’étais justement en train de corriger les erreurs. Voilà, ça devrait aller mieux. Mais du coup il n’y a plus de photo de Salinési, j’en chercherai ce soir.
Merci !
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