Logo FFCC
-Actualités
-Calendrier des courses
-Le Classement
-Les Annuaires
-Les répertoires
-La FFCC
-La Course Camarguaise
-La Culture Camarguaise
-Le Vade Mecum
-La Fe di Biòu
-Les Liens
-Espace-Jeunes
-Ecrire un article
-Ligne éditoriale.
-Parlons Bouvine !

la 76ème Cocarde d’Or

mardi 3 juillet 2007

par Eric

Sabri Allouani et Candello de la manade Fanfonne Guillierme gagnent cette 76ème édition.


L’arrivée

Image JPEG - 143.9 ko

Il est onze heures quand les premiers vélos arrivent... Ils annoncent la longue depuis les Bernacles. L’arrivée est belle, rondement menée accompagnée par la reine et ses demoiselles d’honneur.

Il ne reste plus maintenant qu’à attendre 17 Heures. Sur la place les discussions vont bon train... Paradoxalement, peu discutent de la course de l’après midi. La Cocarde d’or est une course à part dans le fil de la saison, une course "d’hommes". Ainsi elle échappe à tous les pronostics. Tourneurs et raseteurs, ils sont une trentaine en piste, et tout peut s’y produire. Hadrien est absent, Sabri a l’épaule bandée, Benjamin a pris un tampon la veille par Gastounet, pour avoir voulu faire plaisir au public...

Et côté Biòu, bien malin qui peut donner son favori... Il peuvent tous gagner... Il leur faut de la trempe à ces taureaux, pressés qu’ils seront par cette marée blanche. Leur caractère fera ou non la différence.

A 16 heures, bon nombre de visages ne sourient plus...
’Benji’ ne disputera pas la Cocarde. Pis encore, sa saison est compromise... Il s’est fracturé le péroné. Il était un sérieux prétendant...

Qui sera le vainqueur 2007 ?...

Bientôt nous saurons...

L’Ouverture

La cocarde est la plus virile des courses de la saison. Elle ressemble plus à un combat qu’à une compétition.
Aujourd’hui pourtant, l’équilibre sera maintenu.

Aurore Guibaud, XVIIème Reine d’Arles, se charge de rappeler à ce parterre de machos qu’ils ne sont pas seuls défenseurs d’une tradition séculaire. Elle tisse par sa présentation, ses arlésiennes, ses écuyères et son discours un réseau dentelé entre les différents acteurs. Aurore dédie la 76ème Cocarde d’Or à Marcel Mailhan. Un vibrant hommage à un homme extraordinaire.

" Quelques années déjà Mr Mailhan, mais vous êtes toujours dans nos coeurs.

Image JPEG - 119.4 ko

Image JPEG - 161.6 ko

Image JPEG - 181.9 ko

Aujourd’hui, le monde de la bouvine est réuni pour fêter la 76ème cocarde d’Or que nous vous dédions. Nous avons une pensée toute particulière pour vous. Vous qui rendiez heureux ceux qui vous entouraient et qui appréciaient votre compagnie inégalable par votre grande richesse culturelle intellectuelle et qui savouraient vos narrations et vos souvenirs remplis d’émotion.

Vous aimiez ce monde, ce paysage, cette Camargue, comme disait le Marquis

Dóu païs ounte ges de clavo
D’ome ni de chivau s’enclavo,
Dóu desert imourous d’abisme e de rousèu,
De fangas e de boutarèu (...) [1]

Vous aimiez aussi ces hommes de Camargue

Li gardian, que, de niue, van en courso... [1]

Ainsi que vos amis fidèles, chevaux et taureaux que vous avez su honorer aquèu

bióulas alounguè lou mourre
En ourlant douçamen vers iéu, e soun ourla
Se coumprenié coume un parla... [1]

Vous étiez un fervent défenseur de nos traditions et de notre langue. Admirateur de ces provençales, cavalières fougueuses aquelo

(...)"la fiho fièro que s’enavo à chivau
coume s’aquéu païs tout entié èro à-n-elo,(...)
(...) i’aura d’àutri fiho encavalado e fèro
pèr abriva, bandi, e tria e marca,
d’àutri fiho que voudran faire tout ço qu’èro
l’encantamen d’aquéu païs e sa fierta."(...) [2]

Mais vous étiez aussi admirateur de ces belles arlésiennes que vous honoriez pour leur noblesse et leur fierté d’appartenir à cette terre privilégiée qu’est notre Provence.

Oui Mr Mailhan vous aviez raison

Provençaux, languedociens cultivez la mémoire car les gens et les peuples sans mémoire perdent leur identité et perdent également leur personnalité.

Scénographie d’Aurore Guibaud, Richard Bonnot-Saltet et Clément Trouche "

Passée la poésie commence la course...

La Course

Image JPEG - 189.6 ko
Image JPEG - 121.6 ko

Le vainqueur de 2006 sort premier dans le soleil de l’après midi. Il a toujours sa stature, sa prestance. C’est un Guillierme, largement enbané et fier. Il a la difficile tâche de commencer.

Face à lui 40 hommes déterminés, frais, tendus et impatients. La trompette n’a pas sonné qu’ils sont déjà prêts à fondre sur lui. Lui qui les attend...
Aujourd’hui Candello est en forme. Il court, ne refuse rien, saute après l’homme, chasse même en contrepiste. Trop enfermé, il passe du toril à l’arrastre, et inversement. Il domine son sujet aujourd’hui. A tel point que la noria de rasets qu’il subit ne lui enlève pas sa deuxième ficelle.

Sa prestation le fera gagner cette course pour la deuxième fois. Les autres taureaux n’ont pas démérité, mais aucun n’a été aussi complet.

Face aux "noirs", qui est en mesure de l’emporter ?
Au premier taureau, Allouani et Benafitou se détachent. Sabri fait le plein, Adil ose deux rasets qui tirent Candello à la planche.
Le second à sortir aura d’autres adversaires. Le gabarit de Cérès est franchement différent de Candello. Ce Chapelle est plus fin, plus nerveux, il trépigne, saute au centre de la piste, se retourne et semble prêt à se jeter sur n’importe qui, n’importe quand. Matray le prend à sa dimension lui faisant la cocarde et le premier gland. Allouani enlève une première ficelle contestée... A tel point que le taureau ne sera plus guère raseté.

Après le troisième taureau, Allouani s’est détaché, comptant 4 points d’avance sur les seconds Gleize et Benafitou.

Image JPEG - 154.5 ko
Les vainqueurs

En deuxième partie, Matray revient avec des velléités... Il sent qu’il peut y arriver. La chasse est lancée. Il est présent sur tous les taureaux. Il enlève la ficelle de Yoda, alors qu’Allouani fait la cocarde et le deuxième gland. Il fait un gland à Hibou et le voilà seul deuxième au sixième taureau. Mais il a cinq points de retard. Il se lance à l’assaut d’Athos, mais le retard est trop important. Il s’incline à deux ficelles de la victoire.

En champion, Allouani remporte sa quatrième cocarde d’Or. Derrière lui sont primés Michael Matray et Loïc Auzolle. Romain Mascarin gagne le trophée des arlésiens devant Gleize au bénéfice du nombre de cocardes enlevées, tous deux viennent chercher le prix.

Candello confirme son succès de l’année dernière.

La 76ème cocarde d’or a vécu, vive la 77ème.


Portfolio

Céres bouscule Mascarin Matray sur Gaby Yoda Auzolle sur Hibou Allouani et Matray devant Athos

[1] Lou Biòu, Marquis Folco de Baroncelli-Javon

[2] La fille Fière, Farfantello

Afficher les liens au glossaire

Il y a 1 réaction(s) à l'article "la 76ème Cocarde d’Or".

1 Le 7 juillet 2007 à 06:37, par badau

Correction de deux erreurs d’accentuation (tonique) dans cette phrase :

« Ainsi que vos amis fidèles, chevaux et taureaux que vous avez su honorer “aquèu

bióulas alounguè lou mourre” » (ce beuglez allongea le muffle), par

aquéu bioulas alounguè lou mourre” (ce grand biòu allongea le muffle).

L’accent tonique sert à différencier deux homonymes à l’écrit ; à l’oral, la différence est plus nette : bioulas, bióula(s).

[Répondre à ce message]
liste des contributions


Partenaires FFCC | Le Vade Mecum | Plan du site | Espace de rédaction | Contacts | S’inscrire comme rédacteur


Site officiel de la Fédération Française de la Course Camarguaise