La Bouvine, terre de contradictions.

Dimanche à Mauguio, la FFCC a tenu son grand oral.
La séance débute vers 9h00. Le président Itier prend le micro pour saluer la salle, puis le passe aux différents intervenants.
Prennent alors la parole pour des allocutions pleines de vie :
Guy Trenquier représentant les CT réunis de Mauguio
Yvon Bourrel, Maire de Mauguio Carnon
Jean Pierre Grand député maire de Castelnau le Lez et Mauguio
Françoise Peytavin Présidente de l’association des taureaux de Race Camargue
Il est alors temps de passer aux bilans.
Dans cet exercice, Gilles Roccia commence avec le bilan moral, les statistiques du nombre de courses et les nouvelles dispositions 2007.
C’est ensuite le tour de Vincent Bayol, et un bilan financier. Le dernier bilan est celui de la commission médicale décrit par André Turquay.
C’est au tour d’Alain Foucaran de dresser le bilan 2006 de la communication.
Enfin, Le président fait un discours que vous lirez certainement en détail ici : Discours intégral du Président Itier.
Que dire de plus...
Le discours du Président est un formidable coup de fer.
Pourquoi ?
Nous voici au sein des paradoxes. Il y a en effet des raisons d’être perplexe pour le spectateur que je suis. Et oui... Je ne suis que spectateur.
Je suis un spectateur qui trouve que les problèmes sont nombreux, et les râleurs sont légions. Alors, j’essaie de contribuer à mon échelle à l’amélioration des choses.
Pourquoi trouve t’on que les choses vont mal ? Qu’est ce qui va mal ?
Les raisons sont ...
Vous aimeriez une réponse, mais je ne l’ai pas. Il n’y a pas un mais des facteurs aggravants :
Le passage à l’euro a entraîné une augmentation du tarif d’entrée plus que significative.
Des manades ont fait abattre. Pas un taureau seul, mais une lignée entière avec ses cocardiers d’exception
les raseteurs sont toujours plus forts, plus rapides.
Il y a de plus en plus de courses.
L’ambiance en piste est déplorable
etc etc etc...
Il existe toute un réseau de raisons plus ou moins directes à l’affaiblissement de la course camarguaise aujourd’hui. Paradoxalement, au lieu de permettre aux acteurs de s’atteler à un problème à leur portée, ce réseau a surtout permis à chacun de renvoyer la faute sur les autres.
Alors ce soir, je vais mettre le doigt sur quelques uns des points qui auraient pu vous faire bondir le jour du congrès. Des phrases anodines, des chiffres explicites.
Le nombre de courses
67% des acteurs de la course camarguaise (licenciés FFCC) sont pour la diminution du nombre de courses...
Pourtant, ayant assisté à une assemblée départementale, j’ai pu voir et entendre les réactions des uns et des autres à l’annonce du calendrier 2007. Une question... Quelles sont les courses qui ont été supprimées ? et Pourquoi. Pourquoi MA course a t’elle été déplacée. (Pas annulée, déplacée).
En outre, si on lit ce calendrier et que l’on compare la répartition des courses en période B avec le nombre de raseteurs du groupe 1 et les quotas de cette période, on réalise qu’au moins pour 2 dimanche, tous les raseteurs du groupe 1 ne peuvent pas raseter.
Enfin, le président Itier a rappelé ce soir là que les manadiers ont été contre la diminution du nombre de courses et brandi l’entrave au travail pour faire reculer les instances sur cette diminution.
Donc, aucun de ces trois acteurs : organisateurs, manadiers, raseteurs ne tiennent à la diminution du nombre de courses.
Où sont donc passés les 67% ?
Les spectateurs ? J’ai entendu la même chose que Furax le soir de l’AG 13 : S’il faut ecouter le public alors on ne s’en sort plus...
Mystère
Les Finances
Les finances de la FFCC vont mal...
La première réaction est de se demander où passe l’argent...
Reaction humaine, et Vincent Bayol présente des tableaux de chiffres.
Les dépenses sont stables. Mais en revanche la manne se tarit. Les sources de financement sont de plus en plus difficiles à trouver.Les politiques financent certes les actions ponctuelles, pas le fonctionnement. Les subventions ont baissé d’un tiers en 4 ans, passant de 45000€ à 30000€.
Il faut donc trouver la différence, générer des fonds propres.
Le nombre de courses ayant augmenté de façon non négligeable en 4 ans, il est logique de penser que la contribution fédérale qui est en rapport direct avec ces entrées suive le même trajet, compensant pour partie cette baisse de subventions. Cela a été vrai pour les années 2003 2004 et 2005. De 34000€ en 2002, cette contribution passe à 39000€, puis à 42000 et 44000€ en 2005.
Cette contribution est de 36000€ en 2006, alors même que le trésorier avait décidé une augmentation de cette contribution.
Une baisse de plus de 18%.
Ces chiffres doivent être corrélés à l’évolution du nombre de spectateurs entre 2005 et 2006. Le calcul des spectateurs des protections 2005 est à extraire du décompte global. Si l’on se réfère aux seules compétitions As Elite et Avenirs Espoirs, L’évolution est de -7619 et +13329 respectivement. Le flux de spectateurs est positif au global. Hors protection il y a eu 22000 spectateurs de plus.
Une commission de contrôle va être mise en place en 2007. a dit le trésorier...
Les Accidents
Il y a eu 29 coups de cornes en 2006 contre seulement 16 en 2005. Année noire, s’il en faut. Tous ne sont peut être pas dûs à la fatigue, pour preuve celui reçu Dimanche par Lahcène Outarka à Mauguio le jour du congrès. Pour autant le tribut est lourd et doit amener une réflexion sur la récupération de ces sportifs pour qui la faute est interdite.
Les Licences
Une dernière réflexion... Elle concerne les Gardians. André Turquay, dans son allocution estime le nombre de gardians bénévoles ayant une activité régulière en manade à 2400. En 2006, le nombre de gardians licenciés était de 770 gardians à cheval pour 30 gardians à pied. Outre la mutualisation des risques et des primes qui ne peut fonctionner que si tous jouent le jeu, André Turquay rappelle que la licence est une licence sportive. Elle est non seulement souhaitable, mais obligatoire pour une protection tant que cavalier que de sa monture ou des spectateurs.






