Le Décompte des points avant la finale
- Noguera Nicolas 331
- Estevan Jacques 266
- Beaujard Eric 246
- Fadli Hicham 238
- Garrido Thierry 221
- Mombel Xavier 202
- Brohan Gael 198
- Bovero Romain 155
- Dumas Jeröme 128
- Thierry Patrice 119
- Santiago Mickael 115
- Iochum Stephane 107
- Soltani Mohamed 106
- Tortel Nicolas 96
- Galibert Christophe 91
Les Taureaux de la Finale
Rasclet de Richebois, 7ème sortie, seconde à Barbentane cette saison. Il a remporté 2 prix en Aout, le premier pour sa course en Istres, et le second à Barbentane.
Charron de Rouquette, 5ème sortie. Il est encore inscrit à Vendargues en Novembre.
Bambou de chauvet, 5ème sortie.
Santorin de Lagarde, 6ème sortie.
Severo de ribaud, 8ème sortie.
L’Oulivastre de Guillierme, 8ème sortie, ditingué cette année à Mouriès et Aureille.
Lestat de Cuillé, 8ème sortie
La Capelado
Les organisateurs ont soigné la présentation. Outre les gardians et la traditionnelle Peña, celle de Saint Etienne du Grès en l’occurence, l’animation en piste commence avec les amazones de Barbentane conduisant une roussataio. Elles sont suivies par les Arlésiennes, et enfin Nathalie Chay et Marjorie Isouard, Reine et demoiselle d’honneur du pays d’Arles.
La course
La capelado finie, une dernière invitée se profile. Une ondée. Aussi désagréable que mal venue, elle ne dure pas, mais contribue certainement à pourrir le 1/4 d’heure de Rasclet, sorti premier. Il glisse, les hommes aussi. Du coup le début est moins vif qu’on ne l’aurait souhaité. Ou plutôt trop vif, désordonné, un peu comme si les raseteurs voulaient presser les choses. Peu académique la CC sous la pluie.
Charron de Rouquette sort ensuite. Difficile à déloger de son coin, il se colle littéralement cul à la planche, s’appuyant carrément dans l’angle. Il en sort par moments, et montre de belles poursuites, et fait résonner le disque. Il résiste bien aux bourres inévitables suivant les ouvertures de ficelles...
Il sauve sa deuxième ficelle pour un petit tour, qu’il conserve après un magistral coup de barrière après Beaujard.
En troisième, le vainqueur de la journée, Bambou de Chauvet a des longues cornes effilées au bout d’un jeu de tête retors. Il plonge bas, ras du sol, obligeant les raseteurs à se livrer pour lui enlever ses attributs. Suivent derrière des finitions vives et précises. Estevan ne me contredira pas, se faisant piéger à ce jeu et terminant ici son après midi. Si les premières minutes sont brouillon, avec un animal qui se fixe peu, il devient ensuite plus cocardier, se plaçant, attendant la faute, changeant de terrain dès que la pression s’affirme... Il rentre ses ficelles en musique.
Santorin de Lagarde entend lui aussi le disque sur des séries auxquelles il répond sans défaillir, il prend tout en ce début de course, semblant un peu lent. Peu à peu ses courses prennent de l’ampleur et de la vitesse. Brohan le tire aux planches dans de longues courses. Il rentre ses ficelles en musique et sous les applaudissement.
Severo de Ribaud ne devait pas être loin de bambou aux délibérations. Il est complet dans ses actions. Il a simplement paru un peu éteint dans ses courses. Cela n’a pas duré, et Carmen sur une série, sur un coup de barrière, encore une série, une longue course sur Brohan... Il perd sa deuxième ficelle à la dernière minute dans le crochet de Mombel. Mais rentre sous les applaudissement et le disque.
Un mauvais jour pour l’Oulivastre qui rate sa finale. Il passe son temps au milieu de la piste, si l’on excepte un tour ou deux en contrepiste. Il chasse le photographe, racle le beton... à la fin de son quart d’heure il a toujours ses ficelles en place. A refuser de se laisser écarter du centre... Sa plus grosse action intervient après la fin du quart d’heure, où il manque de peu Savajano en contrepiste...
Lestat de Cuillé termine l’après midi sous un festival Brohan, qui se donne à fond depuis le début. Il trouve le truc pour tirer Lestat aux planches. Tous les deux se lancent dans un jeu où Brohan prend la coupe cocarde et le 2ème gland, mais aurait mérité plus en regard des risques pris et des courses choisies.
Une finale est une finale. Les esprits chagrins auront vu une autre course, les inconditionnels de telle ou telle manade "denigrent" l’adversaire du jour, préférant le taureaux de "leur" manade...
Chacun fait la course avant, pendant et après. Mais celle ci tient ses promesses. Estevan blessé au troisième taureau la trouve certainement amère, faute d’avoir pu défendre ses chances jusqu’au dernier taureau. Il est certain que sans ce second au classement, la compétition change, faute de compétiteur...
C’est une course camarguaise, ce n’est pas un spectacle, du moins ce n’est pas "que cela"...
Il y a un vainqueur, vainqueur sur la saison, pas sur la seule journée d’aujourd’hui.
Nicolas Noguéra remporte le 55ème trophée des raseteurs 2006 devant Estevan, Fadli, Beaujard, Garrido, Brohan.
Bambou de Chauvet enlève quant à lui le prix de la journée.
Hommage aux acteurs de la journée...














