Toponymie provençale (5,30€) de Bénédicte et Jean-Jacques Fénié aux Editions Sud Ouest ; des mêmes auteurs : Toponymie gasconne, Toponymie occitane, Toponymie nord-occitane, Dictionnaire des pays et provinces de France.
Tout en sachant que la séparation de la zone des parlers provençaux d’avec les autres dialectes n’est pas relativement franche, l’aire de cette Toponymie provençale va, pour simplifier et à gros trait, d’Aigues-Mortes, à Nîmes, Uzès, Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit, Aubenas, au sud de la Drôme, toute la région PACA, ainsi que pour des raisons pratiques, bien qu’ils soient du domaine « nord-occitan », le département des Hautes-Alpes et la douzaine de vallées occitanes du Piémont (Italie).
Une courte présentation de ce petit ouvrage (128 p.), au contenu dense, qui ouvre de nombreuses pistes.
Le livre est écrit en français ! mais pour la compréhension de tous les autres utilisateurs de la langue d’oc (Auvergnats, Gascons, Languedociens, Limousins...), la graphie utilisée pour la langue d’oc, est la graphie dite « classique moderne » ; tous ceux qui utilisent la graphie dite « mistralienne », feront un léger effort de lecture : une table de correspondance est donnée dans le livre, une autre aqui ; exemples : -ada -> -ado, -énça -> -enço...
Un glossaire de deux pages rassemble les mots un peu techniques, par ex : hydronyme nom de lieu qui a pour origine l’eau, oronyme nom de lieu concernant le relief, ou encore étymon mot ancien proposé comme origine d’un mot plus récent...
Le livre comporte 1475 entrées (noms), d’après mon compte ; il ne s’utilise pas tout à fait comme un dictionnaire, il faut lire quelque peu avant !
Les chapitres
De la toponymie et de la Provence : qu’est-ce que la toponymie ; la Provence dans le domaine occitan ; le provençal et ses nuances.
Les formations prélatines : Ligures, Grecs, Celtes...
Les formations latines, dont les noms en : -ac, -an, -ans, -an(n)e, -ans < -anis, -argues...
La strate germanique
Les formations provençales : du latin à nos jours - le chapitre le plus développé (50 p).
Conclusion : sauvegarder, promouvoir, socialiser.
*« La toponymie s’appuie sur...Mais le chercheur doit faire la part des fausses étymologies populaires ou « latines » et ne pas se laisser abuser par les réfections pseudo-savantes forgées par certains scribes ; il doit en outre déceler les graphies erronées (cacographies).
L’enquête de terrain auprès des informateurs locaux - paysans, chasseurs, personnes âgées - doit permettre de noter les prononciations exactes ou leurs variantes et de vérifier, grâce a l’observation in situ, les données théoriques.
Enfin, l’interprétation finale... » (p. 9, chapitre I).







