C’est avant tout un opéra de BIZET Carmen est un opéra [1] mondialement connu.
Mais sinon, chaque fois qu’un taureau fait une belle action, comme un coup de barrière ou une belle anticipation, le président de course appuie sur "play" de sa stéréo et Carmen retentit dans la sono des arènes.
Plus un taureau a de Carmen, plus il y a eu de belles actions.
Mais pour avoir l’honneur de faire jouer Carmen, il faut le mériter.
Il arrive (c’est très rare) qu’un taureau n’ait pas Carmen tout en ayant été énorme. Si les raseteurs n’arrivent pas à lui faire un raset, impossible de faire une action, donc pas Carmen, alors pour finir, quand le taureau rentre au toril il y a un Carmen pour l’ensemble de la course du taureau.
S’il a été bon, il a Carmen, s’il a été mauvais, pas Carmen.
Restent en suspens les questions suivantes :
qui a choisi l’air de Carmen ?
depuis quand cet air est utilisé pour reconnaitre la qualité des actions Taureau - Hommes ?
[1] — plus exactement, un opéra-comique — en quatre actes de Georges Bizet, composé en 1875, sur un livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d’après la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée.
