Le costume d’Arles...
Un mot qui se suffit, tant la beauté et l’élégance de ce qu’il représente sont fortes. Pour autant, ce mot masque une réalité qu’il est dommage de négliger. Il n’existe pas un costume d’arles. Avant de se figer au début de ce siècle, le costume a vécu, reflet de la mode, ou expression pure d’une société dont les soubresauts n’ont pas manqué depuis la révolution.
L’exposition proposée par les mouettes Saint-Gilloises est un parcours initiatique, celui d’une jeune fille en âge de prendre le ruban au début du XXème siècle. Panneau après panneau, ou de vitrine en vitrine le visiteur est appelée à suivre cette chatouno dans la découverte de ses ancètres, des règles et des lignes qui ont conduit au dessin du costume moderne divinisé par Leopold Lelée.
A l’occasion de leur cinquantenaire, l’association des mouettes nous invite au voyage. Tout à coté, mais plus d’unsiècle auparavant. On peine à imaginer qu’un siècle nous sépare déjà de ces élégantes et de leur velout.
Ne passez pas à travers cette exposition, vous y découvrirez objets, et gravures qui vous raviront certaintement. Et en prime, un costume que vous avez peut être eu la chance de voir ailleurs, en Arles pour le sacre de Florence Disset XVIIIème reine d’Arles qui a prété le costume de son sacre.
Un vernissage en cours d’Histoire
L’association Le Temps du Costume nous a offert une conférence sur l’évolution du Costume dans l’Histoire.
Replacer le costume dans son contexte historique... Important ?
Non, essentiel. Napoléon ne prétait aux femmes ni tête ni âme. Elles ont toujours prouvé le contraire avec la subtilité qui les caractérise.
Cette Histoire là commence en 1715, et se termine en 1900. Gravures, dessins et estampes de costumes français cotoient pendant plus d’une heure des costumes arlésiens des mêmes époques.
On oublie trop facilement que cette période de l’histoire de France a été agitée de nombreux soubresauts. Le plus fort est la révolution, mais ensuite... Un directoire, un empire, le rétablissement de la monarchie, la révolution des trois glorieuses, une république.... Et tout s’accélère sans cesse.
Les adulés d’hier deviennent honnis aujourd’hui. Avec force et précision Annie nous conte cette histoire, replace à chaque période les évolutions de ce costume dans son contexte. Libertinage et austérité se succèdent, les corsets apparaissent, puis disparaissent pour revenir, plus rigides qu’auparavant. La silhouette évolue, au gré de la mode, une mode qui joue la rupture avec un passé politique malvenu, ou qui n’est parfois une simple évolution mutine d’une tenue trop austère.
La mode vient de Paris, capitale mondiale de la Mode. Tant et si bien qu’en 1830...
Mais le costume d’Arles se singularise. Unique, le ruban le sauve.
Le temps du costume nous entraîne dans ce voyage dans un silence de cathédrale, l’assistance écoute et découvre ces costumes splendides portés par les dames du "Temps du Costume". Caracos boutissés, cacaracas, plechouns, Crinolines ou jupons, rubans gansés, enroulés, manches à gigot...
Ce livre d’histoire avait ce soir là des pages de soies et de dentelles.
Merci à tous de vos recherches, et de votre passion.
Bonjour
L’exposition est terminée. Par contre il y une exposition du photographe Pierre Madec à Maillane, Eternalo Arlatenco.
http://www.ffcc.info/article2723.html
Vous avez aussi le site http://www.tradicioun.org/
A bientôt
Magali
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