Curieux de voir ce salon de l’agriculture tant médiatisé, je me suis enfin décidé de monter à Paris....
Arrivé de nuit et n’ayant pas pris la peine de réserver, j’ai eu l’incroyable chance de trouver un hôtel juste devant une des nombreuses entrées du parc....
Le lendemain, impatient, je franchis le portail donnant accès à tous ces hangars remplis à craquer d’exposants...
En bon sudiste montant à Paris je m’empresse de savoir ou se trouve notre Fédé, histoire de voir qu’est-ce qu’elle fait là ......
Direction le hall 7....Après quelques allées bien garnies de bestiaux en tout genre j’aperçois au loin le logo Fédéral, ouf ! Je me dirige donc vers le stand et à quelques mètres de celui-ci un petit « moulon » de visiteurs m’empêche de m’approcher davantage... je reste « touristiquement » derrière attendant de voir ce qu’il allait se passer...
Soudain un duo de voix familières retentit dans un haut-parleur donnant une multitude d’explications sur nos biòu camarguais , nos traditions et notre culture camarguaise ....
Agréablement étonné par la tenue du stand et des informations données par Mme. Peytavin et Mr. Foucaran , je m’approche...Accueilli aimablement par Catherine, nous commençons une agréable discussion au cours de laquelle j’apprends qu’un spectacle « bouvinesque » était prévu l’après-midi !!!!!
A 16h30 je prends place avec la Fédé, au bord du « ring » archi-comble.....
Dès l’entrée de la rossataio la musique de « il était une fois dans l’ouest » joue en léger bruit de fond ; le public comprend tout de suite que ce n’est pas un défilé de top-models animaliers qui lui est présenté, mais bien tout autre chose de beaucoup plus profond, plus intime, plus fort ....une calèche dessine de grands cercles promenant deux magnifiques arlésiennes, nos beaux chevaux blancs montés impeccablement par des gardians aux tenues irréprochables enflamment le public par leur habilité ...
Soudain la musique s’arrête, un jeu de lumières tamisées passant du bleu au violet envahit la piste, les portes du char s’ouvrent en grand, là-bas, tout au fond, des bêtes noires hésitent à sortir, puis comme aspirées par l’espace et fières d’être au Salon elles dévalent à toute allure vers le centre du ring......Là le jeune chef d’orchestre, Renaud, sans bruit nous joue la plus belle pièce « bouvinesque » que je n’ai jamais vu ....le public suspend son souffle, la Camargue à l’état pur, là, devant nous, à Paris !
On a l’impression qu’il parle à ses taureaux, à ses chevaux, les yeux des spectateurs sont grands ouverts, personne ne veut manquer une miette d’un spectacle devenu magique, l’instant est trop beau, trop intense ..... Puis doucement les portes s’ouvrent à nouveau, le rêve s’achève, les yeux brillent, le spectacle prend fin........sous un tonnerre d’applaudissements....
De retour au stand, à l’heure du traditionnel apéro offert par 51, je profite de quelques minutes pour remercier sincèrement Renaud Vinuesa, Sèverine et Catherine d’avoir tout simplement OSé.....
Le lendemain, fier d’être aussi quelque part un peu camarguais, je quitte la capitale pour descendre vers notre petit coin de paradis...Le week-end bouvinesquement Parisien est terminé................
: Super Jacky !
C’est du ressenti, du vécu authentique naturellement narré sans détours !
Merci !
:
Heureux ceux qui l’ont vecu en vrai, mais si ce récit est l’exact reflet de ce que certains ont vécu, que cela a du être grand !
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