Cette année, c’est la ville de Châteaurenard qui a accueilli les congressistes de la F.F.C.C.
La Salle de l’Étoile s’est trouvée bien remplie pour l’occasion. Après les discussions matinales autour du café et des croissants, chacun a pris place et c’est Monsieur ROSSI, Président du Club Taurin Chateaurenardais, qui a ouvert les débats, suivi par une brève allocution du Maire puis de Me Anne-Marie BERTRAND, conseillère générale des Bouches du Rhône.
La première partie du congrès a retracé la temporada 2005. En voici les grandes lignes.
Bilan 2005
On note une baisse des licences entre 2004 et 2005. A contrario, le nombre de courses continue d’augmenter (dans la joie et l’allégresse !). Quelques chiffres relatifs aux nombres de spectateurs paraissent « suspects » : il y aurait eu autant de spectateurs dans les départements du Gard et des Bouches du Rhône, malgré un nombre de courses considérablement inférieur dans ce dernier. Voici des chiffres qui amènent à se questionner quant à l’exactitude des entrées déclarées par les organisateurs...
En ce qui concerne le bilan financier, les résultats ne sont malheureusement pas réjouissants. Certaines subventions sont en baisse, des difficultés demeurent pour l’encaissement de la cotisation sur les entrées et le retard systématique de certains licenciés, pour le renouvellement de la licence, entraînent un déséquilibre budgétaire alarmant, si l’on en croit le ton grave d’Olivier Stein, Commissaire aux Comptes. Ce dernier évoque l’éventualité de sanctionner les retardataires, ou du moins, de favoriser les licenciés « bons payeurs », dès l’année prochaine.
Le bilan médical fait apparaître 16 cornadas et 31 blessures musculaires, ces dernières étant en baisse depuis l’année dernière. La suspension de Romain Mascarin a été fixée, par le Comité Olympique, à six mois dont 4 fermes, à compter de la réception du courrier officiel à l’intéressé. Nous devrons attendre le mois de juin pour revoir « Mascare » et sa main en or !
Enfin, le bilan de la communication a été l’occasion d’attribuer un Carmen au site fédéral, qui comptabilise un nombre éloquent de visites journalières. Le site est LE lieu de référence, en matière de communication des informations officielles, mais il favorise également la connaissance de nos traditions, au delà des frontières de notre petit mundillo !
Le bilan relatif à la revue fédérale est très encourageant quant à lui : un nombre croissant de lecteurs et un bilan financier positif.
Alain Foucaran a également présenté l’enquête menée l’année dernière auprès du public de la course camarguaise. Les résultats laissent apparaître une population d’afeciouna vieillissants, en grande majorité composée de retraités. Mais où vont nos jeunes le dimanche ? Ou plutôt, pourquoi ne viennent-ils pas remplir les étagères ?
A la suite du bilan 2005, les nouveautés réglementaires, applicables dès le démarrage de la prochaine temporada, ont été présentées.
Perspectives pour 2006
Les instances fédérales ont planché sur la limitation du nombre de raseteurs et de tourneurs, en fonction des catégories de pistes référencées. Limitation que les licenciés ont adopté lors des réunions départementales, comme toutes les nouvelles mesures au demeurant.
Ainsi, le nombre de raseteurs invités ne pourra être dépassé et les courses seront homologuées et reconnues par la FFCC uniquement si le nombre d’invités obligatoires est respecté ainsi que le nombre de raseteurs maximum en piste.
Voici une mesure qui met un terme aux « courses mascarades », où 4 raseteurs tentaient, tant bien que mal, de faire face à six bioùs de taille,dans une arène immensément grande.
Cependant, que se passerait-il si un dimanche, deux raseteurs se disputant le titre du Trophée des As, étaient chacun invités dans des arènes différentes et que l’un d’entre eux se retrouve dans une course non homologable, faute de combattants, à la dernière minute ? Quelques grincements de dents sont peut-être à prévoir...
De nouvelles sanctions pourront dorénavant être prononcées à l’encontre des raseteurs ne respectant pas le règlement. Pour exemple, la non utilisation du crochet fédéral coûtera au raseteur, la perte de ses points pour la course et le Trophée dont celle-ci dépend ainsi qu’une suspension automatique de 2 semaines.
La violence, qu’elle soit dirigée vers un comparse, un spectateur ou un représentant des autorités fédérales entraînera, pour la tenue blanche, une exclusion définitive de la course.
On ressent, à travers ce renforcement des mesures coercitives, une volonté de la part des instances fédérales, d’être respectées mais aussi d’éviter d’éventuels débordements anti-sportifs qui pourraient nuire au spectacle. Ce n’est qu’au fil de son exercice que l’on reconnaît l’Autorité, à condition qu’elle soit bienveillante et par endroit inflexible. La question de ses représentants reste entière. Les présidents de course et les délégués auront-ils toujours les moyens de la faire appliquer ?
Les raseteurs super endurants risquent d’être déçus ; ils n’ont plus le droit de participer à 2 courses dans même journée !
Un nouveau point de règlement aurait pu être nommé : « Foucaranisme » ! En effet, la décision très controversée, prise par Alain Foucaran cet été dans les arènes melgoriennes, de rentrer un cocardier parce qu’il n’était pas « en forme » vient de trouver un cadre.
En effet, le Président de Course pourra faire rentrer un taureau au toril : en cas de blessure ou de malaise du taureau, si possible après consultation du manadier et en cas de blessure d’un raseteur ou d’un acteur, si le taureau présente un danger.
Enfin, les cocardiers devraient être plus libres de leurs mouvements en piste. En effet, un nouveau point de règlement interdit aux raseteurs et aux tourneurs d’arrêter le cocardier lors de ses déplacements naturels ou de l’appeler à l’aide d’un accessoire (les planches, par exemple).
Le congrès s’est achevé avec le traditionnel discours de M. le Président Henri Itier, qui a mis l’accent sur la nécessité d’inciter « nos jeunes » à venir repeupler les gradins, et la remise du diplôme d’honneur, dont Luc Mézy, ancien raseteur, a été cette année le récipiendaire.
Prochain rendez-vous fédéral : * ...
Les mesures concernant les comportements anti-sportifs et la non utilisation du crochet fédéral est une bonne chose mais n’avaient-elles été déjà mis en place l’an dernier ? De plus, tout le problème est là :"Les présidents de course et les délégués auront-ils toujours les moyens de la faire appliquer ?"
Enfin, toujours dans le même sujet, est-ce que le président de course a les moyens, comme envers un raseteur, d’expluser un spectateur pour violence physique ou meme verbale envers un acteur de la course (raseteur, manadier, gardian, ....) ? Dans certaines courses, l’ambiance prend parfois la tournure d’une tribune OM-PSG, il ne faudrait pas que ça devienne une banalité.
Tu marques un point, j’ai souvenir à Nîmes de 2 vieux cons, il n’y a malheureusement pas d’autre mot... qui tenaient à peine debout (effet renforcé par le fait que dans les premiers rangs de ces arènes, la place disponible ne permet pas de se tourner...). Bref, pour une ficelle, ils ont failli se battre et ont copieusement insulté le président de course. C’était rigolo, mais pathétique... A 70ans, on devrait être philosophe.
Problème, dans ce genre de cas, seules les autorités sont en mesure d’intervenir. C’est le cas dans les stades. Dans les arènes...
Triste anecdote ....
Mais si les présidents de course devaient en plus faire la police dans les gradins !!!
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