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Congrès 2006

2. Discours du Président

mardi 21 février 2006

par Eric , Salvador

Dans 3 semaines, les camarguaises à Arles donneront le top départ de la saison 2006.
Une saison que nous venons de préparer à travers nos réunions hivernales avec de nouvelles dispositions, de nouveaux règlements mieux adaptés, qui nous l’espérons, répondront aux desideratas des différentes composantes et donneront satisfactions à notre public, c’est bien cela le plus important.

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Ph. C. Gellet

Je suis personnellement satisfait, de la sagesse, du bon sens des efforts consentis au cours des assemblées départementales, ce qui nous a permis de franchir un pas important vers de plus de professionnalisme, vers plus de qualité. Satisfaites sont aussi, les grandes villes taurines que j’ai rencontré lundi dernier
Certes, tout cela passe par plus de contraintes, plus d’engagements financiers, mais c’est incontournable, ceux qui ont assisté aux rassemblements des clubs taurins Paul Ricard à Méjanes ont pu se rendre compte à travers les différentes interventions que le souci partagé par les 3 formes de tauromachie représentées ce jour là, Landaise, Corrida, Camarguaise, est le même :
Comment faire venir plus de public ?

Quelles actions peut on mettre en place pour sensibiliser notre jeunesse ?
Et vous venez de l’entendre dans l’intervention d’Alain Foucaran, 54% de notre public de 35 à 60 ans, de 28% ont plus de 60 ans seulement 13% de 25 à 35 ans, 4% de moins de 20 ans.
Ces chiffres sont significatifs. Ces pourcentages sont parlants. Cette enquête doit nous faire réagir. Nous devons orienter nos prochaines actions afin d’améliorer l’existant, multiplier nos actions dans les écoles, auprès des nouveaux arrivants.
A titre d’exemple : depuis 2 ans, je réunis au siège de la Fédération par le biais de Nîmes-Accueil les nouveaux arrivants à qui je présente la course camarguaise. Tous les participants partent avec de la documentation et les années où la finale des As Elite I a lieu à Nîmes, ils assistent au spectacle.

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Je vous encourage vivement au sein de vos clubs taurins, d’organiser chaque année la même chose.
D’organiser des interventions en milieu scolaire. Nous avons les outils pour cela et nous les mettrons à votre disposition. Nous devons également, nous rapprocher des médias, mener une réflexion commune et je vais très prochainement provoquer un tour de table où seront invités à participer les journaux, télévisions, radios.

Si j’en juge, par le sondage à la question : Comment avez-vous connu la course camarguaise ? :
5.3% à travers les manifestations de la Ffcc et 4.7 % par la presse.
II faut croire, que notre approche n’est peut être pas idéale, que l’on se vend mal, voilà, par exemple, une des pistes que nous devrions mieux exploiter. II n’y a pas de démarches inutiles, il faut que l’on parle de NOUS, nous devons continuer nos efforts il n’est pas normal que l’on ignore à un très fort pourcentage, la course camarguaise dans pratiquement toutes les grandes villes limitrophes de la camargue.

Notre course camarguaise est unique, belle, c’est une richesse culturelle extraordinaire qui ne souffre à l’heure actuelle d’aucun détracteur, d’aucune remise en cause, et croyez-moi, c’est une chance !!!
Ce qui nous permet de concentrer toute notre énergie sur la manière de mieux la faire connaître !
Hélas, et je regrette beaucoup que certains d’entre nous, n’aient pas encore pris conscience de cette situation, n’aient pas encore compris l’intérêt de la chose, n’aient pas compris l’importance de sortir de cet immobilisme, de ces discours et de ces analyses "ringardes" qui ne veulent plus rien dire, du style : "les écoles de raseteurs ne servent à rien, avant nous n’avions pas besoin de çà pour devenir raseteur" et j’en passe et des meilleures !

Je réponds tout simplement, à tous ces dégourdis qui ont inventé la poudre, qu’ils me donnent des solutions ! et qu’ils me disent comment feraient-ils aujourd’hui, dans le contexte actuel, pour réunir comme nous le faisons, 220 jeunes de 12 à 18 ans avec leurs parents, leurs amis ?
Alors, je confirme que c’est, à ce jour, une des plus belles opportunités, et nous allons faire preuve dans les mois à venir d’encore plus d’opiniâtreté auprès de nos écoles et nous les présenterons en ouverture des grandes compétitions afin que cela apporte un plus au spectacle et donne l’occasion à nos jeunes élèves de se produire devant un public pour lequel nous devrons les éduquer au plus grand respect.

Toujours dans le registre, “comment sensibiliser notre jeunesse ?”
J’étais chez les Landais le week end dernier. Ils partagent les mêmes préoccupations depuis l’an dernier.
C’est la gratuité pour tous les moins de 16 ans, et la mise en place d’une carte jeune de 17 à 20 ans pour 34 euros.
Cette carte donne accès à tous les spectacles.

Cette mesure reste sur l’initiative des clubs taurins et je vous engage à y réfléchir. Mais compte tenu, que le public de moins de 20 ans représente actuellement chez nous, 4 %, il est préférable, me semble t-il de les avoir pour une somme modique plutôt que de ne pas les avoir du tout ; et sur le nombre, on arrivera à en intéresser quelques-uns, j’en suis convaincu.

Je sais que certains pensent, que communiquer, sensibiliser, c’est bien, mais encore faut-il que nos spectacles répondent à l’attente du public.
C’est vrai, mais là, c’est nous qui détenons une partie de la solution. La course camarguaise souffre encore de certains comportements qui sont inadmissibles. Et bien, faisons appliquer les règlements !!!

Je n’insisterai pas, volontairement, sur la finale de la Palme d’Or, qui a bien sûr marqué les esprits ; mais c’est sûrement un bien.
II faut que nos acteurs, sachent et prennent pleinement conscience que les choses évoluent, qu’il faut des règles et des sanctions pour ceux qui ne les respectent pas, c’est nécessaire, incontournable.
Cela existe et s’applique dans toutes disciplines sportives et tauromachiques : depuis longtemps pour la corrida ; et la course landaise a aussi prononcé des sanctions la saison dernière.
Il faut exiger le respect envers toutes les composantes, bien sûr envers le public,et veiller à l’image que l’on véhicule.

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Lorsque je parle de comportement, et souvent du manque de professionnalisme, là encore nous détenons une partie de la solution cela s’adresse à tout le monde, les raseteurs et les tourneurs ne sont pas les seuls à devoir se remettre en question.
Trouvez-vous normal de présenter des courses avec seulement 4 ou 5 raseteurs ? y compris dans les grandes arènes ? je réponds non.
Trouvez-vous normal que l’organisateur soit obligé pour avoir le bon taureau d’une manade de louer aussi le mauvais ?
Trouvez-vous normal que l’on mette à l’affiche le nom d’une manade pour ce qu’elle représente en faisant fi de la qualité du taureau qu’elle fournit ?
Nous avons tous de nombreux exemples en tête, et bien il faut avoir la volonté de foutre un coup de pied dans un mode de fonctionnement et dans une vision de voir les choses qui ont vécu.

Alors, il est vrai que les taureaux actuels font moins réfléchir les raseteurs.
Arrêtons de le claironner ! Il faut faire avec, on ne sort pas les taureaux d’un chapeau, adaptons-nous, donnons le meilleur, et peut-être qu’il est temps d’aller chercher les taureaux là où ils se trouvent. Même si l’on manque de têtes d’affiches, on pourrait bien souvent faire beaucoup mieux et certains clubs taurins d’ailleurs, en sont la parfaite illustration.

Dans tous les cas, une commission constituée de manadiers, raseteurs, et représentants de la fédération visitera certaines arènes sur les 3 départements confondus afin de proposer quelques améliorations permettant d’assurer un peu plus de protection au taureau.
Cette démarche s’inscrit aussi dans un souci d’améliorer la qualité de nos spectacles.

Nous devons voir les choses autrement, créer et réfléchir à des évènements autour de la course camarguaise, c’est d’ailleurs dans cet esprit que l’on en mis en place les camarguaises, pour donner l’occasion au cours de ces 3 journées, de se rencontrer, de communiquer, de faire la fête, de médiatiser l’événement. La course camarguaise doit rester un moment convivial où l’on vient vivre ce que l’on aime, un moment à la portée de tous et si l’on veut attirer notre jeunesse, il faut accentuer et développer ce côté festif.
Les nouvelles dispositions adoptées à travers nos assemblées prouvent que petit à petit le bon sens prend le pas, nous devons continuer sur cette voie, c’est dans l’intérêt général, soyons crédibles, respectables, enviés.
Soyons costauds, nous aurons dans les années à venir d’autres problèmes plus sournois, plus difficiles à maîtriser.
Comme vous 1’a évoqué André Turquay les assurances, encore malheureusement des cas de tuberculose présente dans notre cheptel et peut être demain, la remise en cause de certaines directives européennes.
Nous ne pouvons plus fonctionner en vase clos.
Nous trouverons toujours des solutions à nos préoccupations internes mais le reste sera plus compliqué.

Certes, on ne fait pas tout bien, on peut nous reprocher de nous tromper mais il suffit d’être observateur pour se rendre compte que certains qui sont bien payés pour faire ce dont il sont chargés, le font mal et pas toujours honnêtement, ce qui nous autorise à demander un peu d’indulgence, nous qui le faisons bénévolement.

Faire évoluer les mentalités est un vaste programme, un sacré challenge. Certains doivent penser, au moment où je vous parle, ou Itier est un grand naïf ou il croit encore “à la poupée qui tousse !”
Peut être !
Mais si je n’étais pas dans cet état d’esprit, il y a un brave moment que j’aurais pendu le tablier et j’aurais pourtant bien souvent des raisons de le faire !!!
On avance, on mesure nos résultats chaque année, nous ne sommes pas dans un milieu facile mais quand on secoue le panier, le parfum de la passion continue à nous enivrer. Cette tradition, nous la maintenons à bout de bras, et pour toutes ces raisons, malgré tout ce que l’on peut dire, vous êtes, et nous sommes, respectables parce que nous travaillons pour cela, parce que notre cause est noble, soyons fiers de la défendre, dans un pays où les repères ont sauté, les valeurs disparaissent, les jeunes deviennent de vieux chômeurs et les vieux de jeunes retraités, faisons de notre jeunesse des aficiouna. Ce doit être notre plus grande préoccupation, notre objectif.
Je n’ai pas toutes les recettes pour y parvenir, mais j’ai la conviction...
Vive la Fédération Française de la Course Camarguaise !!!


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