Monsieur le Président
de la Ffcc
Dans l’éditorial du mois de Novembre de La Fe di Biòu, vous déplorez le peu de communication des médias au sujet des caprices de la nature qui n’ont pas épargné certains de nos éleveurs.
Je ne peux partager ce sentiment.
Que cherchons nous ? Une communication plus importante ?
A un journal télévisé d’un dimanche soir, sur T F 1, la commentatrice a (image à l’appui) montré les inondations en disant que chaque année, des bêtes mouraient, victimes des inondations.
Mettons nous à la place des gens de la S.P.A. ou de toute autre personne qui défend les animaux. Notre réaction serait de dire que les bergers qui mettent les moutons en estive savent bien qu’il est nécessaire de laisser les pacages d’été avant l’arrivée des premières neiges.
Alors, pour quelle raison les manadiers ne quittent pas les marais avant les pluies ?
On regardera alors (comme pour les terrains à bâtir) la crue centennale, on prendra une marge de sécurité, et on dira qu’il faut qu’il n’y ait plus de bétail dans ces pâturages à partir d’une certaine date.
Si l’on pense que la solution est qu’il faut que ces terrains ne s’inondent plus, pensez-vous que l’on sacrifiera des villes comme : Arles, Aimargues, Le Cailar, Marsillargues, Saint Laurent d’Aigouze, Lunel... car quoi que l’on fasse il faut que l’eau se déverse quelque part.
Au moment où l’on va dépenser des centaines de milliers d’euros pour créer des déversoirs afin de retenir l’eau, pensez-vous que l’on va se priver des déversoirs naturels que sont les marais ?
Pensez vous que les propriétaires qui vont être expropriés pour créer ces déversoirs accepteraient cela ? De plus, si les marais n’étaient plus inondables, ils deviendraient des terres cultivables, et, seraient imposées comme telles.
Nos meilleurs alliés, pour défendre nos marais, sont les inondations, car c’est quand les marais retiennent des millions de mètres cubes d’eau qu’ils montrent toute leur utilité.
Je pense que nous devrions nous mêmes être responsables, et faire attention.
Les pouvoirs publics ne donnent pas chaque année des subventions pour venir en aide aux sinistrés sans regarder, au bout d’un certain temps, comment remédier aux sinistres. De plus les assurances ne gardent pas des assurés qui coûtent trop cher en sinistres. La meilleure des solutions ne serait-t-elle pas de partir avant les risques d’inondations ?
Le problème des inondations de la Camargue (et Petite Camargue) est un problème de protection de la nature.
La FFCC, qui s’occupe de beaucoup de sujets, ne s’est jamais investie en ce sens, et très peu de Clubs Taurins adhérent au comité de soutien du P N R de Camargue.
Je pense donc qu’il faut essayer de régler le problème nous-mêmes, sans trop attirer les regards de tous ceux qui sont hostiles â notre passion.
J P.S. Saint-Just.
Depuis que la terre existe le delta du Rhône appelé CAMARGUE a servi "d’éponge" lors des caprices de ce fleuve. Cette région de France comprise entre les deux bras du Rhône d’une superficie de 60 000 hectares comprend environ la moitié de marécages.
De plus elle est au Km² la moins peuplée de France : Arles est au Portes de la Camargue. Un seul de ces quartiers , Trinquetaille est situé sur le sol Camarguais. Port Saint Louis du Rhône est sur la rive gauche du grand Rhône, donc pas en camargue. Seule ville à l’intérieur : Les Saintes Marie de la Mer.Le reste n’étant que des hameaux et des lieux-dits dépendants de la ville d’Arles. Faites le compte, bien entendu sans les estivants !
Il serait préférable de connaitre les véritables raisons qui ont fait que lors des dernières inondations c’était le seul endroit où on pouvait marcher sans se mouiller les pieds. Pour les autres riverains, le nego chin ne suffisait pas. Les digues de protection de cette chère Camargue ont été relevées au détriment d’autres zones riveraines. J’oubliais, les écologistes s’étonnaient l’été suivant que le taux de sel déséquilibre la faune et la flore...(Le réchauffement climatique de la planète a bond dos !)
Interrogeons nous sur ces véritables raisons car bien des questions se posent.
La disparition de Beauduc, la disparition programmée des Salins du midi, le remplacement du bac par un pont reliant Port Saint Louis aux Salins de Giraud, (Pourquoi un bac, si l’activité des Salins cesse ?), la demande d’indépendance des Salins de Giraud, la déviation de l’autoroute Nimes/Marseille passant dans la Camargue ne seraient ils pas de signes précurseurs d’urbanisations ? N’oublions pas que la bande littorale de Camargue est la seule partie de côte Méditérranéenne qui est VIERGE.
Le restera t’elle longtemps ?
Considérant tous ces faits permettez moi d’être inquiet pour notre avenir des Traditions Camarguaises et du monde de la Bouvine. Je ne désespère pas voir un jour Le Vaccares transformé en gigantesque piscine salée naturellement agrémenté de magnifiques plongeoirs où pourront s’ébattrent les touristes.
Que voulez vous les intêrets des plus forts ont toujours été les meilleurs !
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