Pourquoi s’habille-t-on ?
Pour protéger son corps, évidemment !
Mais aussi pour entrer en représentation dans la société ou dans un groupe. Le vêtement est un signe de reconnaissance sociale. Cela est vrai aussi bien pour les costumes traditionnels que pour le blouson de marque à la dernière mode.
Ainsi, les costumes traditionnels de Provence sont-ils différents d’une époque à l’autre car eux aussi suivent la mode ; d’une classe à l’autre (on n’emploie pas les mêmes étoffes si on est riche ou pauvre) et d’un endroit à l’autre, chaque costume est adapté au climat, aux conditions de vie et aux fournitures disponibles pour le confectionner.
En Provence, il existe donc de nombreux costumes traditionnels (Nice, Arles, Marseille, St Tropez, Comtat Venaissin...). Dans les costumes féminins, les différences se voient surtout sur les coiffes, emblèmes de chaque communauté.
Pourtant, au-delà des différences, nous pouvons dégager quelques points communs à tous ces costumes :
ils comportent des éléments cousus et ajustés (hérités des Crétois et des Gaulois) et des éléments drapés et plissés (comme en Grèce, à Rome, en Egypte, en Inde)
la coiffe, sauf exception, couvre la tête et les cheveux (c’est un rite méditerranéen)
on suit la mode de Paris (hauteur de la taille, forme des manches, etc...) mais le costume garde sa spécificité locale
Le costume adopte l’exotisme des indiennes imprimées, des mousselines, des châles, du chachemire... grâce à des hauts-lieux commerciaux comme le port de Marseille ou la Foire de Beaucaire
Et les costumes masculins ?
Ils sont généralement moins remarqués que les costumes féminins parce que les hommes avaient d’autres moyens d’exister dans la société. Pas les femmes. Même après la Révolution française, elles sont maintenues dans une condition mineure par rapport à leur père ou à leur mari.
Dans leur costume elles peuvent laisser libre cours à leur imagination et à leur talent.
Nous pouvons néanmoins citer trois pièces caractéristiques de l’habillement traditionnel des Provençaux :
Le chapeau : il prend différentes formes selon le lieu et le métier, car les hommes ne sortaient pas tête nue
Le gilet : où s’affiche la richesse de son propriétaire
La "taïolo" : longue et large ceinture de tissu qu’on enroule autour de la taille et des hanches (car le provençal soigne ses reins).
Rendons à César ce qui lui appartient :
Vous confondez LA PROVENCE avec la région PACA.
Nice fait parti de la COTE D’AZUR (Comté de Nice) mais certainement pas de la PROVENCE.
Il en est de même pour le COMTAT VENAISSIN qui a dans son territoire Avignon.
Ne confondons pas. Ne tombons pas dans le panneau des publicistes qui pour des raisons...financières annoncent à la sortie de Valence : Drôme Provençale, alors qu’en lisant ces panneaux vous avez les pieds dans LE RHONE.
Pourquoi pas le Languedoc Provençal ou un panneau Ile de France Provençale sur le périphérique à la sortie de Paris.
Bien entendu chaque région ou "contrée" a son propre costume avec ses propriétés et ses différences.
Grandes déformations à des fins publicitaires..........qui nuisent à La véritable TRADITION.
N’y a t’il plus de cours d’histoire (avec ses découpages géographiques)dispensés par l’Education Nationale ???
SANS COMMENTAIRE !!!!!!!!!!!
Fais-nous donc un article que l’on voit ce que tu sais faire
D’apres ce que je sais, Avignon n’a jamais réellement fait parti du Comtat venaissin. Le Comtat, c’etait Carpentras, et l’annexion d’Avignon à la République nouvellement formée en 1791 n’a pas marqué son entrée dans le Comtat. Mais ce n’est que chipotage.
Et l’education nationale fait bien des cours de géo... Mais qu’est ce qu’ils s’en fichent les élèves de savoir si la Provence fait un kilometre carré ou non... Les profs n’ont malheuresement pas le temps de faire de l’histoire régionale....Surtout à ce niveau.
Petite précision pour Camille :
Tu as fait là un excellent travail. Mon précédent message n’est pas dirigé directement vers toi mais vers l’ensemble de la littérature moderne que nous pouvons lire à ce jour. C’est une simple constatation qui déforme (dans l’esprit tradition)les différences typiques de vêtements, de manière de porter l’habit ect...
C’est le même état d’esprit Camargue et petite Camargue. Nous, nous faisons la différence et malgré tout, tout ce qui s’y passe nous réuni. Pour les autres, sans être péjoratif (touristes,...) nous entendons même à la télé La Camargue. Rappelons nous les dernières inondations, la Petite Camargue était sous les eaux et la Camargue avait les pieds au sec, mais nous entendions, La Camargue submergée...et le comble avec des reportages visuels télévisés. Navrant pour l’éducation géographique de nos enfants.
Les activités taurines ne dépassent pas Marseille ( où jadis il y avait des arènes) avec une exception : Fréjus. A ma connaissance de ce côté là, il n’y en avait pas d’autres.
Côté Comtat Venaissin, il ne faut pas oublier qu’il existait des Arènes à Avignon (Bagatelle), au delà se sont créé les plans "portatifs" Pernes les Fontaines, Courthezon, Caderousse, où j’en profite pour saluer mon ami, Marc Sérignan qui organise tout ce qui est tauromachie dans ce village souvent cerné par les eaux.
98% des activités taurines s’éffectuent en Provence et Languedoc (30 et 34).
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