La manade aujourd’hui
Combien coûte un cheval Camargue ?
Au vu des résultats que nous avons obtenus et que nous obtenons, entre 3500 et 4500 euros, pour un cheval de 3 ans, débourré, brave, monté, castré et que l’on peut utiliser sans soucis.
Nous ne vendons pas de chevaux de moins de 4ans. Le cheval Camargue commence à bien se vendre. Ce sont des chevaux qui ont de la valeur et il faut arrêter de dire à tout bout de champ qu’il ne vaut pas cher. Depuis 1962 que l’on sélectionne, nous avons obtenu des chevaux de grande qualité.
La plupart des gens sont rattachés à l’argent, ils ne s’occupent pas de la même façon d’un véhicule acheté 3000F et d’un bolide à 150 000F...
Et bien pour le Camargue c’est pareil. Pour les gens, le cheval qui vaut de l’argent, c’est celui que l’on met en box, qu’on brosse, alors qu’un Camargue ma foi, on le lâche dehors, et on le laisse, il se débrouille tout seul.
C’est lui enlever de sa valeur.
On a cru bien faire en disant que c’est un cheval rustique, mais en définitive, l’image véhiculée est mauvaise. Lorsque que l’on voit qu’ailleurs en France ou à l’étranger, un Camargue qui est acheté comme un cheval qui a de la valeur (autre chose qu’un simple Camargue) et bien on s’aperçoit qu’il est un très bon cheval. C’est un cheval polyvalent pouvant tout aussi bien se montrer vaillant en trek, en endurance, en randonnée, en saut d’obstacles. Le Camargue est très apprécié et aimé dans certaines régions.

Vous en vendez combien ?
Pour l’année 2004 nous avons eu 14 demandes et aucun animal à vendre. Cette année, nous en avons 1 ou 2, on va voir, cela n’a pas vraiment d’importance. On ne fait pas du cheval à la pelle pour en vendre un maximum.
On ne commence à vendre des chevaux sérieux que maintenant, on a surtout cherché à faire un cheval qui nous convienne, on en a eu et on en a vendu comme on devait les vendre, mais jamais dans le but de vendre des chevaux. On l’a fait parce qu’ils ne convenaient pas à la manade.
Le principal c’est que l’on arrive à faire naître maintenant, il nous a fallu du temps, car on a sélectionné dans notre propre manade. Nous voulions faire notre race. Guillaume est avec nous depuis quelques années et prendra la relève, j’espère que notre élevage va durer, car ce n’est pas facile. C’est une vraie passion à laquelle il faut des terres, de l’argent (on a un travail à côté), une passion qui consume les vacances et tout ce que l’on gagne par ailleurs...
Maintenant, on va pouvoir commencer à vendre nos chevaux. Ces chevaux que l’on espère depuis 1992.

Etes-vous satisfait du chemin parcouru ?
Oui, très satisfait
Quels sont les critères de classement pour les poulinières
C’est leur allure, le modèle de la jument, sa conformité au standard établi, sa faculté à être poulinière et enfin ce qu’elle a déjà produit.
Il faut que le couple Jument-Poulain soit homogène. Vous avez des poulains qui mis à côté de leur mère ne ressemblent pas à ce que pourrait faire la jument dans son type.
Les concours sont-ils bien primés ?
Oui mais il faudrait en présenter beaucoup. Cette année nous avons obtenu quelques primes chaque fois un peu supérieures aux précédentes.
Nous présentons deux concours par an, il est certain que les primes pourraient être un peu rehaussées, une présentation représente un investissement entre le salon, le déplacement etc...
Heureusement, sur 4 chevaux présentés depuis 1992, on en a eu trois acceptés aux étalons. Les juments ont été primées en 1996,97,98,99,2000. En fait, depuis 1996 on a toujours été dans les 5 premiers. C’est la reconnaissance de notre travail.

