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La consanguinité

Première publication : mai 2001
mise en ligne : lundi 11 mars 2002

par Rogé Andréo

Depuis quelques jours les éleveurs commencent le cycle de reproduction : le choix de l’étalon et de la jument poulinière est important, la consanguinité est un sujet qui revient souvent.


Nos chevaux sont-ils aussi consanguins que l’étaient les rois de France ?

La pratique de l’inceste est courante dans le monde de l’élevage et tous nos chevaux sont en fait cousins plus ou moins lointains. Commençons par un bref rappel de génétique. Le pro­gramme génétique de chaque indivi­du est inscrit dans ses gènes des seg­ments d’A.D.N. (Acide Desoxyribo Nucléique) rangés au sein des chro­mosomes contenus dans le noyau de chaque cellule.

Chaque cheval possède deux jeux de chromosomes, donc deux exemplaires de chaque gène. L’un lui vient de son père, l’autre de sa mère. Si un gène est déficient, le second supplée la déficience du pre­mier. En clair, cela signifie que plus les reproducteurs sont proches parents plus les tares de la famille risquent de se manifester.

chevaux
Avant l’intervention de l’homme dans la sélection, l’organisa­tion sociale des troupeaux réduisait les risques de consanguinité : les mâles sont écartés du troupeau dès l’âge de deux ans et doivent fonder leur "famille" ailleurs. La génétique dans une manade consiste à s’effor­cer de sélectionner certains traits de caractère désirables chez les pro­duits.

Pour la reproduction le plus important des deux parents est incontestablement la jument, si elle ne fournit que la moitié des gènes, comme l’étalon, elle donne en plus toute la machinerie cellulaire (le cytoplasme) de l’oeuf fécondé, c’est elle qui porte, c’est elle qui nourrit, c’est elle qui éduque et sert de modèle. En Camargue, le tempéra­ment et les qualités psychologiques des reproducteurs ne semblent pas encore suffisamment pris en compte par les éleveurs. Pourtant les qualités mentales sont au moins aussi impor­tantes que les qualités physiques pour faire un bon cheval.


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1 Le 2 juillet 2003 à 13:22, par SAMARIA
Jusqu’à quelle niveau de consanguinité peut on aller ? on parle généralement de 2 (j’entends par là la pouliche que l’on met avec son frère). Je ne connais de camargue non consanguin, cela vient peut être du fait que les manadiers et éleveurs sont très très protecteurs de la race (et à juste titre), et donc que l’on tourne toujours avec les mêmes mâles. Est ce que la consanguinité apporterait qqchose au tempérament du camargue ? chez nous en Belgique c’est une tare...mais bon on ne vit pas dans le même contexte- Qu’en pensez vous ?
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2 Le 3 mars 2004 à 06:39, par rogé
Il y a les données sientifique qu’il faut connaitre, ensuite il y a un travail d’observation de comportement dans le troupeau dont il faut prendre les enseignements et ensuite le " feeling" de l’éleveur, le résultat de ce travail et visible sur le site : www.manade-du-ternen.com, rubrique manade il y a quelques modèles qui merite un comp d’oeil.
3 Le 30 octobre 2006 à 18:04, par LA BLONDE
BONJOUR !
Je voulais dire que la consanguinité est aussi le seul moyen de fixer LES QUALITES D’ UNE RACE.(toutes les races se sont formées grâce à la consanguinité)
C’est donc à l’éleveur de connaitre les origines de ses juments sur plusieurs générations en arrière de façon à en connaitre les qualités et les défauts !
Ne doivent être consanguinisés que des sujets ayant prouvé leurs grandes qualités de reproducteurs .
Ne pas consanguiniser un sujet déjà lui-même très consanguin.
La consanguinité fixe aussi bien les défauts que les qualités, donc il faut être objectif sur l’avis que l’on porte sur nos reproducteurs car ils doivent, pour avoir le droit de reproduire utilement (d’après moi), être au dessus de la qualité moyenne du cheptel.
Là, il peut y avoir amélioration !!!
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4 Le 2 novembre 2006 à 11:31, par Rogé
Tout a fait d’accord avec la blonde c’est ce que j’appelle le " feeling " et les enseignements de l’éleveur.Merci de votre contribution, il faut monter les juments et les étalons pour en mesurer toutes leurs qualités.


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