Celui que nous allons honorer aujourd’hui, possède une carte de visite plutôt éloquente.
Commençons par le début :
Originaire de Lansargues, il ne pouvait qu’embrasser la carrière de raseteur comme bien d’autres jeunes du village l’ont fait avant lui, celle-ci fût relativement courte puisqu’elle débute en 1968 à l’époque où justement on dressait des barricades dans les rues et va s’arrêter en 1976 suite à une grave blessure infligée par le cocardier "Corail" de la manade du Languedoc.
Deux ans plus tard, il retrouve la piste en tant que tourneur afin de seconder Jacques Roumajon , Thierry Causse, J.Marc Tognetti, Thierry Ferrand et occasionnellement Christian Chomel. Il cesse définitivement ses activités sportives en 1995.
De mai 1981 à mars 1990, il préside l’association des raseteurs, c’est l’époque où les clubs taurins grondent où la limitation des hommes alimente les discussions, mais notre homme aidé par une solide formation de syndicaliste réussit à faire passer le message auprès de ses troupes et facilite ainsi les négociations avec les instances fédérales.
En 1990, il est élu pour présider au destinées du plus grand organisme taurin : la Ffcc, succédant à Jérôme Vigne, où j’occupais, à ses côtés, le poste de secrétaire général.
Mais là aussi, la tache est compliquée. La tempête fait rage, des coups de mers à faire pâlir le vainqueur des Vendée /globes, ce qui oblige le capitaine à rentrer au port : nous sommes en 1992 !!!
Bien qu’ayant atteint le sommet de la hiérarchie il ne s’endort pas pour autant et le 1er janvier 1992, appelé par le Trophée Midi Libre et le Provençal à l’époque, il succède à Yves Bouniol à la tête de la Commission du trophée taurin.
Le poste est plus tranquille encore que, il doit de temps en temps faire face aux soubresauts de la Fédération mais la passion commune qui nous anime, notre philosophie, notre parfaite connaissance du "milieu" nous permettent de resserrer les coudes dès que la situation l’oblige.
Pour son Afición, pour tout ce qu’il a déjà apporté, je vous demande de réserver un tonnerre d’applaudissements à Bernard FESQUET ! ! !

