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Récit vécu.

lundi 11 octobre 2004

La scène se déroule à Lunel : année 1975...
Goya est sur l’affiche,...


Goya est sur l’affiche, des gens sont venus dîner sur place, à 12h30 plus de deux cents personnes font, déjà, la queue devant les guichets encore fermés, c’est de la folie. Demi heure avant la course, les organisateurs affichent complet, et ferment les arènes sous les cris des gens qui n’ont pas pu entrer et qui attendaient depuis des heures. Les Arènes sont combles, des personnes sur les platanes, sur le toit du café le Pavillon une trentaine de personnes droites (avant on pouvait). La course commence dans un brouhaha terrible, le président doit, à plusieurs reprises, réclamer l’ordre, mais les gens se foutaient du reste de la course, ils étaient venu voir le grand Goya. Entracte, tout le monde attend avec impatience, puis le micro nasille, " Messieurs les portiers en place svp :"
Le ton baisse, la foule se calme, cinq, sept ou huit mille personnes présentes ce jour là, je sais pas, c’est à bloc en tout cas.
Soudain la trompette joue, et là, extraordinaire, plus un bruit, plus un geste, les regards des gens deviennent hagards, ils sont saisis tous comme des momies.
Le toril ouvre ses portes, ont entendrait à ce moment là une mouche voler, et le beau et noble taureau fait son entrée sous un tonnerre d’applaudissements, où l’ont croirait que tous va s’écrouler.
Le taureau seul au plein milieu de la piste surveille et guette d’un air amusé, a la sonnerie d’attaque toujours pas un bonhomme en piste malgré qu’ils soient plus d’une trentaine ce jour là.
Le public siffle et bronca à tout rompre, les minutes passent longues une après l’autre, Goya pendant ce temps crée l’émotion plusieurs fois en contre piste, sautant et ressautant. A la 5ème minute, enfin, devant un public fou de rage, un homme saute lestement en piste, il s’appelle Robert Gineste, il appelle Goya par son nom, " Goya ho ho " le taureau remue ses oreilles il attend, l’homme s’élance sans tourneur droit à sa tête, le biou fait de même, ils se croisent dans un mouchoir et c’est la course effrénée qui se terminera haut sur les gradins.

Que dire de plus quand vous avez vu cela, même si toute la course est pourrie après, ce n’est pas grave, vous avez vu ce que vous vouliez voir.
Ce jour là, Goya fut cité 6 fois, Gineste 2 fois, Castro, qui lui prit sa cocarde à 3 800 francs de ce temps, 3 fois, Bouchité 1 fois.
Lorsque Goya rentra au toril sous une ovation d’un autre monde, des gens quittaient déjà les arènes, car ils s’en fichaient de la suite, ils étaient venus voir Goya, point.

Bon allez, j’essuie la larme de grand couillon qui coule sur ma joue, et je vous poste çà…


Signature :
Es pas lou tout, colégo ! sian li Felibre de la lèi... mai la lèi quau la fai ?


P.-S.

Petite précision :
Ce texte est tiré d’un forum de discussion sur le monde de la Bouvine.
Son auteur est anonyme et souhaite le rester.
Salvador
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1 Le 11 octobre 2004 à 20:23, par jeremy
Très beau recit, moi qui n’ai pas connu Goya ( dommage ) je m’imagine bien sa posture, sa dexterité, sa majestuité ...
Franchement, bravo !
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3 Le 12 octobre 2004 à 11:48, par rogé
Goya rempli les arènes...... et vide la piste ! §oui§§coeur§:D:D
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2 Le 11 octobre 2004 à 20:32, par olivier

Bravo pour ce trés beau texte !!!

La reconnaissance, l’affection et l’amour que peuvent livrer les gens à un taureau m’emeut toujours !!!

J’imagine Goya rentrer sous les ovations et c’est ......(y a pas de mots !!!)
Merci !!!

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4 Le 12 octobre 2004 à 22:27, par furet
il me semble que ce texte a déja passé quelque par ! mais ou ?
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6 Le 14 octobre 2004 à 21:53, par Salvador
:D Sur "Les Echos de la Bouvine" bien sûr !
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5 Le 12 octobre 2004 à 22:29, par furet
Commentaire ; que ce passerait-il si de nos jours un taureau était cité si peu de fois en 15 minutes, il y aurait le feu, c’est sur, et la bronca aux raseteurs.
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