Manière d’attacher.
Du provençal embagouna, entraver.
Quand dans une manade il y a des chevaux vagabonds ou qui, en été, ont la « mousco », les gardians prenaient la précaution chaque soir, après le rassemblement de la manade, de leur entraver les pattes de devant pour que la nuit ils ne puissent trop s’éloigner, mais cette entrave leur permet tout de même de se déplacer, ce qu’ils font d’ailleurs en sautillant.
Confection d’une entrave :
ces entraves confectionnées à la main par les gardians, sont en baudèu , cordes en sparterie qu’ils détressent, qu’ils récupèrent, pour la confection de chaque entrave.
8 fils d’une longueur de 2.30 mêtres environ, qui sont tordus ensemble dans le milieu de leur longueur comme un seden, mais à la main, puis pliés pour former une boucle de 5 cm de longueur environ qui servira pour la fermeture de l’entrave sur l’animal.
Après la boucle, on a donc 16 brins libres qui seront tressés par 4 à la fois et à la main, jusqu’à l’autre extrémité, puis le tout arrêté par un noeud ordinaire qui, après la mise en place de l’entrave, passera dans la boucle indiquée plus haut.
A ce moment, la longueur de l’entrave est d’environ 1.10 mêtre ; l’entrave est terminée.
Autre : entravon
Appareil composé de bracelets de cuir qui, passés autour des paturons d’un cheval, permettent de le maintenir en vue d’une opération. Exemple : lors de la castration.
Extrait du document "le seden" de Carle Naudot
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