Gase de chevaux sur le Virdoule
Démonstration d’une course camarguaise avec les écoles taurines de Marsillargues, Vauvert, Lunel et Arles.
Interview
Jean-François Lamour : "Ce sport passion que je découvre"
L’ancien champion olympique a rencontré d’autres "escrimeurs" de la course camarguaise
A La Grande-Motte, les deux J.-F. du gouvernement ont partagé le même déjeuner champêtre. Jean-François Coppé, Ministre délégué à l’Intérieur, s’en est allé tandis que Jean-François Lamour a assisté - c’était le but de sa visite - à une démonstration de course camarguaise dans les arènes de Marsillargues.
Une première pour le ministre des Sports et de la Jeunesse - par ailleurs champion olympique d’escrime en 84 et 88 - qui ne connaissait cette discipline que par le petit écran et les commentaires que lui avait rapporté son ami Jean-Pierre Grand. Le député-maire de Castelnau-le-Lez est d’ailleurs à l’initiative de ce crochet en terre camarguaise.
Midi Libre - Vous connaissiez déjà la Camargue, mais pas ses traditions. Quelle est votre opinion après cette approche de la course camarguaise ?
J.-F. Lamour : Dans le temps, j’étais venu à Nînes et Arles pour des stages d’entraînement. A Arles d’ailleurs, un gymnase porte mon nom.
Aujourd’hui, je suis très heureux de découvrir la course camarguaise qui est un rappel d’identité, un rappel de ce qu’est l’engagement. On la doit à des hommes passionnés. Cette activité sportive permet de préserver un patrimoine, une race et des racines.
De nos jours, avec la logique du marketing, tout se vend (droits de télévision, etc.) et on optimise la rentabilité.
Il est bon, de pérenniser des sports régionaux d’une très grande richesse et de défendre une certaine différence.
Le sport a beaucoup de difficultés à raconter son histoire, hormis les exploits. Ici, il y a aussi l’histoire d’un territoire. Je suis persuadé que l’on continuera à parler de la course camarguaise quand certains sports auront disparu.
ML : Certains préféreraient que la course camarguaise soit rattachée au ministère de la Culture.
JF L : Cela voudrait dire que le ministère des Sports n’est pas capable d’accompagner les Fédérations dans leur histoire. La course camarguaise est dotée de règles qui ressemblent étrangement à celles des autres activités sportives. Ceux qui évoquent la culture, ont un certain mépris pour les sports.
Prenez l’exemple de la danse classique, elle est à la culture, car sans compétition. Alors que la danse sur glace devient un sport. Et pourtant, quelle différence ! Les "culture" eux, considèrent le sport comme dérisoire. A nous de prouver que faire partie des sports n’est pas un amoindrissement de cette discipline. En tout cas, je suis très fier d’avoir aux sports la course camarguaise.
ML : Votre présence ici est-elle une reconnaissance pour la course camarguaise ?
JF L : Certains pensent que j’ai profité du Tour de France. J’étais à Chartres pour cela ! Si je suis ici, c’est exclusivement pour la course camarguaise, pour découvrir cette activité et rencontrer la Fédération et son président Henri ltier.
ML : Pour vous s’agit-il d’un sport à risques ?
JF L :Je ne veux pas parler de sport à risques. Tous les sports mal préparés peuvent devenir dangereux. Il n’y a que de mauvaises pratiques.
"Il est bon de pérenniser des sports régionaux, et de défendre une certaine différence"
ML : Quand les médias nationaux rencontrent, Sabri Allouani - quatre fois vainqueur du Trophée des As - ils ne lui parlent que d’intégration. Et ce dernier riposte qu’il était intégré bien avant la course camarguaise. En fait, dit-il, depuis sa naissance, il y a vingt-cinq ans.
JF L : Et il a bien raison. Il faut être très prudent sur la notion d’intégration. Certes, la course camarguaise peut être une bonne pierre à l’édifice de l’intégration.
Mais regardez par exemple l’échec des terrains de basket en bas des HLM. Le sport ne vaut que par la transmission des valeurs. Soit dans un projet collectif, soit dans un parcours individuel.
Le raseteur Sabri Allouani était certainement déjà intégré dans sa tête quand il a fait de la course camarguaise sa passion.
ML : Quelle sera votre prochaine initiative en faveur de la course camarguaise ?
JF L : Il faut se pencher sur la couverture sociale des raseteurs. Je vais intervenir auprès de Jean-Louis Borloo et de Philippe Douste-Blazy pour que nous mettions en place un groupe de travail interministériel.
ML : Après cette démonstration à Marsillargues, quelles sont vos impressions ?
JF L : Je ne m’attendais pas à un engagement aussi total des hommes.
La moindre erreur peut être fatale. Ce sport demande une très grande technicité et un bon apprentissage. On sent qu’un raseteur, tant qu’il est actif, peut encore progresser. même être spectateur demande de l’exercice. Il faut presque un coup d’oeil d’expert. Je félicite ceux qui partagent ce sport passion.
ML : Vous reviendrez ?
JF L : Bien sûr. Si mon emploi du temps le permet, je serai présent à Nîmes pour la finale du Trophée des As puisque vous m’avez invité.
Propos recueillis par Domynique AZEMA - MIDI-LIBRE
:( C’est vrai Fabio, il faut le reconnaitre : c’est un, que dis-je, c’est LE couac !
Mais bon, il faut assumer. Le reportage sur le site est dû à celle qui signe qui l’’a fait hors (ou presque) de son temps de travail. Elle n’y était nullement obligée...
Nous subodorons que pour la revue tout ira beaucoup mieux.
Il faut réorganiser le fonctionnement du site et les quelques bénévoles qui y travaillent espèrent que desormais, une information transversale sera établie pour que de tels évenements puissent être couverts correctement !
Les principes de communication pris sont bons, ils faut les mettre en oeuvre.
Par ce message , je ne voulais en aucun cas mettre en cause les bénévoles .
Je pense surtout que c ’ est la Fédération elle meme , en tant qu ’ institution , qui n ’ a pas du tout été à la hauteur .
Cela montre tout le chemin à faire ....
|
Partenaires FFCC
|
Le Vade Mecum
|
Plan du site
|
Espace de rédaction
|
Contacts
|
S’inscrire comme rédacteur
|
| Site officiel de la Fédération Française de la Course Camarguaise |












